Actualisé 16.06.2018 à 05:32

EnvironnementPlus de 2000 km2 de forêt détruits en un an

La Colombie a perdu, sur la seule année de 2017, 2200 km2 de forêts. Un chiffre en hausse de 23% par rapport à 2016.

La Colombie a perdu en un an 2200 km2 de forêts, soit quasiment la superficie du Luxembourg, à cause de la déforestation (ici en Indonésie).

La Colombie a perdu en un an 2200 km2 de forêts, soit quasiment la superficie du Luxembourg, à cause de la déforestation (ici en Indonésie).

AFP

La déforestation en Colombie s'est accrue de 23% en 2017 par rapport à 2016, selon un rapport publié vendredi par les autorités locales. Le pays a perdu en un an 2200 km2 de forêts, soit quasiment la superficie du Luxembourg.

Le phénomène est surtout marqué dans la partie amazonienne du pays, qui concentre 65% des coupes, et où la déforestation a doublé en un an, selon l'institut d'hydrologie, de météorologie et d'études environnementales.

«Si dans d'autres régions (dans le centre et sur la côte Pacifique), nous sommes parvenus à stabiliser voire enrayer la déforestation, en Amazonie nous avons eu une hausse très forte», a déploré devant la presse le ministre de l'environnement, Luis Gilberto Murillo. La Colombie est, après le Brésil, le second pays de la planète en matière de biodiversité. Ses forêts, qui couvrent 52% du territoire national, abritent 10% des espèces animales connues dans le monde.

Elevage, mines et bois

L'élevage intensif, la construction d'infrastructures de transports, l'exploitation du bois, les mines et cultures illégales comptent parmi les causes de la déforestation, selon le rapport de l'institut.

Pour Rodrigo Botero, directeur de la fondation pour la conservation et le développement durable, la déforestation est imputable à l'augmentation des activités humaines dans des zones auparavant vierges. Ces propos sont corroborés par les chiffres de l'institut, qui relève que les trois quarts des arbres abattus en Amazonie l'ont été près d'une route, et un quart près d'une rivière.

La présence de groupes armés illégaux, qui se disputent le territoire depuis que l'ancienne guérilla des FARC a conclu la paix avec les autorités en novembre 2016, met également en danger la forêt. A l'inverse, les coupes forestières diminuent là où sont présentes des «communautés indigènes et noires», selon le ministre Murillo. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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