Blonay (VD): Plus de 240'000 francs pour la ferme incendiée

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Blonay (VD)Plus de 240'000 francs pour la ferme incendiée

L'incendie d'une ferme des hauts de Blonay (VD) a suscité un vaste élan de sympathie.

Une centaine de bêtes avait perdu la vie dans l'incendie.

Une centaine de bêtes avait perdu la vie dans l'incendie.

Un mois après le drame, l'association de soutien spécialement créée a déjà récolté 242'500 francs. Le 9 avril, en quelques heures, une centaine de bêtes avaient péri dans les flammes.

L'étable dévastée abritait 130 vaches et veaux de la race montbéliarde, ainsi que des centaines de tonnes de fourrage et du matériel agricole. Les pompiers, venus en nombre, n'avaient pu sauver qu'une quinzaine de bovins de la ferme des Chevalleyres.

Après le drame, une association baptisée «Soutien à la ferme» a rapidement vu le jour pour aider les agriculteurs sinistrés à redémarrer. Un voisin, Stéphane Krebs, a réuni plusieurs bonnes volontés de la région, dont l'horloger Jean-Claude Biver, parrain.

Grosse somme

Un mois après l'incendie, 242'500 francs ont été réunis. «C'est une grosse somme. Nous sommes extrêmement contents pour les exploitants», a expliqué lundi à l'ATS Stéphane Krebs. Et la somme va encore augmenter, car, avec l'aide du Centre patronal, un flyer a été envoyé à 3200 entreprises du canton la semaine dernière.

Pour les agriculteurs, les pertes se chiffrent en millions qui ne seront que partiellement remboursés par les assurances, et seulement après un délai. «Le bétail était assuré à 50% et ils n'avaient pas d'assurance perte de gain. Dans l'idéal, nous aimerions réunir entre 300'000 et 500'000 francs», a dit M. Krebs.

La vie reprend

Les exploitants présenteront une demande étayée à l'association. A la ferme, la vie reprend. «Les deux agriculteurs ont racheté quelques machines et tracteurs pour exploiter le domaine», a expliqué M. Krebs. «Ils n'ont pas acquis de bétail mais ont pris des génisses en estivage pour brouter leurs pâturages».

L'association «Soutien à la ferme» réfléchit elle à son avenir. «On nous a demandé si nous allions apporter notre aide à d'autres fermes incendiées. Nous pensons que l'élan de solidarité doit se créer sur place, mais nous pourrions les faire bénéficier de notre infrastructure et de notre expérience», a relevé M. Krebs.

(ats)

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