Suisse: Plus de 24’000 cybercrimes ont été recensés en 2020
Publié

SuissePlus de 24’000 cybercrimes ont été recensés en 2020

Selon l’OFS, la grande majorité des infractions numériques enregistrées l’an passé par la police relevaient de la cyberescroquerie.

La cybercriminalité a fait plus de 15’000 victimes en Suisse en 2020, selon les chiffres publiés lundi par l’Office fédéral de la statistique. 

La cybercriminalité a fait plus de 15’000 victimes en Suisse en 2020, selon les chiffres publiés lundi par l’Office fédéral de la statistique.

Pixabay

L’année passée, près de 24’400 cybercrimes ont été recensés en Suisse. Parmi eux, une large majorité – soit 16’400 infractions – relevait de la cyberescroquerie, annonce lundi l’Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué.

C’est la première année que les cas de criminalité numérique sont publiés dans la Statistique policière de la criminalité de l’OFS. Ces infractions représentent l’ensemble des atteintes au Code pénal commises sur les réseaux de télécommunication, en particulier Internet.

Le total des 24’398 infractions ayant une composante numérique se répartit notamment selon trois domaines. La cybercriminalité économique arrive en tête avec une part de 84,2% des délits recensés, suivie par les cyberdélits sexuels (10,7% des cas) et les cyberatteintes à la réputation et pratiques déloyales (5,1%).

Mais c’est dans la catégorie de la cyberescroquerie, un sous-domaine de la cybercriminalité économique, que l’on dénombre la majorité des infractions, avec un total de 16’395 délits relevant d’arnaques liées aux magasins en ligne, aux annonces immobilières ou encore aux sentiments, note l’OFS.

En majorité des hommes

Certaines infractions sont majoritairement commises numériquement, comme la détérioration de données dont 82,7% présentent un mode opératoire «cyber». Il en va de même pour la pornographie (81,3%), le blanchiment d’argent (79,3%) ou encore l’escroquerie (70,4%).

Au total, 15’714 personnes ont été victimes d’un cybercrime en 2020 en Suisse, en majorité des hommes (58%). Les femmes représentaient 42% des personnes lésées. Par ailleurs, 1834 personnes morales (sociétés) ont également fait les frais d’une infraction numérique.

«De manière générale, lors de l’interprétation de ces chiffres et comme pour les infractions ordinaires, il faut garder à l’esprit qu’ils concernent exclusivement celles qui ont été portées à la connaissance de la police», écrit l’OFS, dans son communiqué.

(comm/egr)

Ton opinion