Nations Unies: Plus de 25'000 étrangers ont rejoint les jihadistes
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Nations UniesPlus de 25'000 étrangers ont rejoint les jihadistes

Un nombre sans précédent d'étrangers, provenant de plus d'une centaine de pays, ont rejoint des groupes tels que l'EI ou al-Qaïda, en Syrie, en Irak et en Libye, selon l'ONU.

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29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

29.06 La ville irakienne de Fallouja a été libérée de l'emprise de l'Etat islamique, mais elle a beaucoup souffert.

Osamah Waheeb
31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

31.05 Des jihadistes de l'Etat Islamique proposent des femmes sur le réseau social, pour les forcer à ce qu'ils appellent le «jihad sexuel».

Keystone/AP
24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

24.05 L'ONU estime qu'il y a environ 50'000 personnes encore à Fallouja et qu'il est «important que les habitants puissent disposer de couloirs sûrs» pour fuir la ville.

Thaier Al-sudani

Selon ce rapport réalisé par un panel d'experts, plus de 25'000 combattants étrangers sont engagés dans les conflits armés. Ils viennent de plus d'une centaine de pays.

«Le rythme du flux est le plus élevé que l'on a jamais vu, et est principalement en direction de la Syrie et de l'Irak, avec un problème grandissant qui est également évident en Libye», a relevé ce rapport obtenu jeudi par l'AFP.

Ces chiffres constituent une mauvaise nouvelle pour les Nations unies qui s'efforcent de tarir le flux des extrémistes étrangers, ce que le rapport a qualifié d'«urgent problème de sécurité mondiale».

Grave infraction

Le Conseil de sécurité a adopté une résolution en septembre appelant les gouvernements à considérer comme une grave infraction le fait que leurs ressortissants deviennent des combattants.

Selon le rapport, le nombre de combattants étrangers a progressé de 71% dans le monde entre mi-2014 et mars 2015, avec une forte hausse signalée depuis les pays d'Europe et d'Asie.

Un grand nombre de combattants étrangers partent de Tunisie, du Maroc, de France et de Russie mais le rapport a noté de nouveaux flux de jihadistes en provenance des Maldives, de la Finlande, de Trinité-et-Tobago ainsi que de pays d'Afrique sub-saharienne. «La menace stratégique est même supérieure en 2015 et pour les prochaines années», ont estimé les experts.

«Véritable école de formation» pour jihadistes

La Syrie et l'Irak sont devenus une «véritable école de formation» pour les jihadistes comme c'était le cas de l'Afghanistan dans les années 1990, selon le rapport.

Bien que ces deux pays attirent de loin le plus grand nombre de combattants étrangers, l'Afghanistan en compte 6500 tandis que d'autres ont opté pour le Yémen, le Pakistan, la Somalie et la Libye.

Les experts ont plaidé pour la mise en place de politiques efficaces de lutte contre l'extrémisme violent avec des «contre-messages» à destination des jeunes et relevé que le partage des informations entre services de renseignements était crucial pour gérer le retour de ces combattants étrangers dans leur pays d'origine.

Le Conseil de sécurité doit examiner le rôle de la jeunesse dans la lutte contre l'extrémisme violent lors d'un débat prévu le 23 avril.

(afp)

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