Espagne - Plus de 50 migrants sont parvenus à entrer à Melilla
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EspagnePlus de 50 migrants sont parvenus à entrer à Melilla

Mardi vers 5 h, environ 150 personnes ont tenté d’escalader les clôtures de l’enclave espagnole. Les autorités n’ont pas pu toutes les retenir.

Comme Ceuta, l’enclave espagnole de Melilla constitue la seule frontière terrestre de l’UE avec l’Afrique, ce qui explique que les migrants d’Afrique subshararienne tentent régulièrement d’en escalader les clôtures.

Comme Ceuta, l’enclave espagnole de Melilla constitue la seule frontière terrestre de l’UE avec l’Afrique, ce qui explique que les migrants d’Afrique subshararienne tentent régulièrement d’en escalader les clôtures.

AFP

Plus de 50 migrants provenant d’Afrique subsaharienne sont parvenus mardi matin à pénétrer dans l’enclave espagnole de Melilla en provenance du Maroc voisin, ont annoncé les autorités espagnoles.

Vers 5 h du matin, plus de 150 personnes ont tenté d’escalader la haute clôture qui marque la frontière entre Melilla et le territoire marocain, 57 hommes réussissant à entrer en Espagne, a précisé la délégation du gouvernement espagnol (préfecture) de Melilla.

Il y a moins d’un mois, le 22 juillet, plus de 200 migrants en provenance du Maroc étaient parvenus à pénétrer à Melilla, une des arrivées les plus massives de ces dernières années.

Très forte pression migratoire depuis des années

Melilla et Ceuta, l’autre enclave espagnole située sur la côte méditerranéenne du Maroc, constituent les seules frontières terrestres de l’Union européenne avec l’Afrique et, à ce titre, sont soumises depuis des années à une très forte pression migratoire.

Il y a trois mois, les 17 et 18 mai, Ceuta avait ainsi été confrontée à l’arrivée soudaine de plus de 10’000 migrants, en grande majorité des jeunes et des adolescents marocains, qui avaient mis à profit l’arrêt des contrôles frontaliers par la police marocaine.

La plupart avaient été renvoyés au Maroc peu après, mais environ 2500 migrants se trouvent toujours sur place, dont près d’un millier de mineurs.

Cet événement exceptionnel avait eu lieu dans un contexte de crise diplomatique majeure entre Madrid et Rabat, provoquée par l’accueil en Espagne, pour y être soigné, du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, ennemi juré de Rabat.

Ce dernier a quitté l’Espagne début juin pour l’Algérie, mais l’épisode avait durablement marqué les relations entre Madrid et Rabat.

(AFP)

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