Grippe A/H1N1: Plus de 700 morts dans le monde

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Grippe A/H1N1Plus de 700 morts dans le monde

La grippe pandémique a causé la mort de plus de 700 personnes dans le monde, a affirmé mardi l'OMS.

Le bilan précédent, il y a deux semaines, faisait état de 429 morts. En raison de la propagation du virus, une statistique fiable du nombre de cas n'est plus possible.

Depuis la semaine dernière, l'OMS n'exige plus des pays les plus touchés de notifier tous les cas, car le virus A/H1N1 s'est largement répandu dans la population. Tous les pays doivent cependant continuer à notifier à l'agence de l'ONU les cas les plus graves ainsi que les décès confirmés en laboratoire. Les nouveaux pays touchés doivent annoncer leurs premiers cas.

Officieusement, la porte-parole de l'OMS Aphaluck Bhatiasevi fait état de plus de 125'000 cas confirmés en laboratoire, contre 94'512 dans le dernier décompte de l'OMS publié sur son site internet le 6 juillet.

Plus d'un million de cas

«Ce nombre de cas confirmés n'est pas représentatif et bien en-deçà de la réalité», explique-t-elle. Les pays les plus touchés, surtout sur le continent américain (Etats-Unis, Mexique, Canada, Argentine, Chili, ainsi que la Grande-Bretagne et l'Australie) n'ont dans les faits pas les moyens d'analyser tous les cas suspects en laboratoire, ce qui rend impossible une statistique globale.

Le nombre de cas réels a très vraisemblablement dépassé le million, selon les experts. Une estimation du taux de mortalité est prématurée, car la pandémie n'a pas atteint son plein développement, a affirmé la porte-parole de l'OMS.

Pas de tests systématiques en Suisse

Même en Suisse, où le nombre de cas déclarés est encore réduit, explique Jean-Louis Zürcher, de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), tous les cas suspects ne sont pas analysés en laboratoire.

«Si le virus est confirmé dans une école chez cinq enfants, nous partons du principe que les autres enfants malades avec les mêmes symptômes ont aussi attrapé le virus de la grippe A/H1N1», déclare M. Zürcher, interrogé par l'ATS.

«Au début, lorsqu'il y a peu de cas, les tests sont possibles. Ensuite, il n'est plus possible de pratiquer systématiquement des tests», a-t-il affirmé.

L'OFSP ne communique plus qu'une fois par semaine ses données à l'OMS, alors qu'il le faisait auparavant sur une base quotidienne. Il ne donne plus de détails sur les modes de transmission (cas importés ou non), le virus se propageant de manière autonome dans la plupart des pays touchés.

Si les cas se multiplient en Suisse, Berne activera le réseau Sentinelle comme pour la grippe saisonnière, a ajouté M. Zürcher. L'OFSP communiquera alors le nombre estimé de consultations médicales avec suspicion de grippe.

Fermeture des écoles

Un groupe d'experts de l'OMS est en train d'étudier différentes mesures d'atténuation de la pandémie qui pourraient être mises en oeuvre par les pays, a indiqué par ailleurs la porte-parole de l'agence de l'ONU.

«Les fermetures d'écoles sont l'une des mesures qui peuvent être envisagées» pour ralentir la propagation du virus, a déclaré Aphaluck Bhatiaseve. Les pays sont dans des phases différentes de la pandémie et donc seuls à même de décider à quel moment quelles mesures prendre, a-t-elle précisé.

La directrice générale de l'OMS Margaret Chan a annoncé le 11 juin que le monde est confronté à une pandémie de grippe.

(ats)

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