Saint-Sylvestre en France: Plus de voitures brûlées mais pas d'incident grave
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Saint-Sylvestre en FrancePlus de voitures brûlées mais pas d'incident grave

Avec 445 véhicules incendiés recensés à 6H00, contre 372 durant la même période l'an dernier, la nuit de la Saint-Sylvestre a enregistré une hausse de 19,62% des voitures brûlées

Mais aucun incident majeur n'est déploré par le ministère de l'Intérieur, selon un bilan provisoire.

Malgré ce bilan, le plus élevé des comptages officiels à 6H00 du matin communiqués pour les huit dernières années, le ministère souligne que la nuit de réveillon "a été unanimement perçue comme plutôt calme et sans incidents notables", précisant n'avoir recensé "aucun dégât aux biens immobiliers publics ou privés".

Seul le bilan "exhaustif réalisé en fin d'après-midi (jeudi, ndlr) permettra d'avoir un résultat certain" des véhicules brûlés "comparé avec les 878 (véhicules brûlés) du bilan consolidé de 2008 et de 973 en 2007", affirme l'Intérieur.

Au cours de la nuit, 288 personnes ont été interpellées (+ 11,20%), dont 219 placées en garde à vue (+ 31,93%).

"Seuls quatre fonctionnaires de police ont été légèrement blessés", relève le ministère qui note "très peu de prises à partie de véhicules de sapeurs-pompiers ou d'affrontements avec les forces de sécurité, notamment dans les quartiers sensibles". Lorsqu'ils se sont produits, ils ont "été brefs et sporadiques".

A Toulouse, les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes vers 01H00 du matin place du Capitole pour accompagner les pompiers sur une intervention. Peu d'incidents toutefois ont été signalés dans la ville, où une trentaine de véhicules ont pris feu (contre 28 l'an passé), notamment dans les quartiers périphériques.

En Seine-Saint-Denis, où la ministre Michèle Alliot-Marie avait inspecté en début de soirée le dispositif (1.600 policiers et gendarmes), "il n'y a pas eu d'affrontement en violences urbaines", a assuré dans la nuit une source policière, sans communiquer de chiffres.

Dans ce département, la police avait auparavant "convoqué les jeunes connus pour violences urbaines". "A peu près 60% ont répondu, et nous les avons mis en garde", a expliqué à la ministre Jean-François Herdhuin, directeur départemental de la sécurité publique.

Dans le Val-d'Oise, 43 véhicules ont brûlé, 24 en Seine-et-Marne, 23 dans les Hauts-de-Seine. "Pas d'incident particulier" à Paris, où 7.000 policiers, gendarmes, militaires et pompiers étaient mobilisés, selon la préfecture de police, qui renvoie, comme d'autres, vers le ministère pour un bilan chiffré.

Dans le Nord, 94 incendies de voitures ont été recensés, soit "un peu moins" que l'an dernier, selon les pompiers. Même tendance à Nantes, où la police recensait "sensiblement moins" d'incendies (22 départs de feu directs et 10 propagations).

Dans le Bas-Rhin en revanche, le bilan provisoire (50 voitures) égalait presque les chiffres définitifs du réveillon précédent (51).

Aux alentours de Lyon, une quarantaine de véhicules ont brûlé, ainsi qu'une petite trentaine en Isère.

En Gironde, un appartement a été ravagé à Lormont après que les débris d'un feu d'artifice sont tombés sur un balcon jonché de détritus, sans faire de victimes.

Le ministère avait communiqué pour la première fois en janvier 2008 un bilan actualisé du nombre de véhicules brûlés, après la révélation de chiffres en hausse par une radio. Auparavant, il s'y refusait, la Direction générale de la police nationale (DGPN) estimant qu'il ne serait pas "significatif". Le bilan consolidé doit être publié en fin d'après-midi.

(afp)

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