Actualisé 13.10.2015 à 07:13

Caroline Receveur

«Plus je vieillis, moins j'ai envie d'avoir des enfants»

Caroline Receveur est ravie d'avoir quitté Paris pour s'installer à Londres. Devenue blogueuse, elle ne se voit pas encore devenir mère.

de
Ludovic Jaccard

Après son passage dans «Secret Story», en 2008, puis

dans «Les Anges», en 2011, l'ex-­co-animatrice du «Mag», sur NRJ12, a su rebondir avec succès. Installée à Londres depuis une année, Caroline Receveur, 27 ans, cartonne avec son blog. Quant à sa page Instagram, elle est suivie par 1,1 million de followers!

D'où vous est venue l'idée de lancer un blog, après la téléréalité?

Ce sont les téléspectateurs et les fans, même si je n'aime pas ce mot, qui me demandaient tout le temps où j'achetais mes vêtements, ce que je mangeais, ce que je faisais comme sport, plein de questions sur mon quotidien. Mais je ne me considère pas pour autant comme une vraie blogueuse mode qui va publier des photos tous les jours et qui va voir toutes les Fashion Weeks. J'ai lancé un nouveau blog assez généraliste avec des sujets variés et je réponds à leurs questions.

Pourquoi avoir quitté Paris pour vous installer à Londres?

A la base, je viens des Vosges. Je suis arrivée à Paris à 18 ans. C'est une ville qui m'a beaucoup apporté, surtout dans le milieu de la télé. J'ai quitté cet univers il y a un an maintenant. Je pense que j'ai fait le tour de tout ce que j'avais à voir et des gens à rencontrer à Paris. C'est une ville avec de très beaux monuments et de nombreuses qualités, mais elle ne n'inspirait pas. Comme je prenais un nouveau départ, j'ai eu besoin de me retrouver dans une ville dynamique et de changer d'air, d'apprendre une nouvelle langue. Tourner une page de ma vie, en fait. J'adore me renouveler tout le temps, je pense que c'était le bon moment pour partir.

Vos amis parisiens ne vous manquent-il pas?

Non, en fait je n'en ai pas beaucoup et la plupart n'habitait pas Paris. Je suis aussi quelqu'un d'assez solitaire.

Que retirez-vous de votre expérience de la téléréalité?

Concernant «Secret Story», j'y suis vraiment arrivée par hasard. On m'a contactée. Je n'avais même pas vu la première saison. J'avais 20 ans. Il y avait une rémunération intéressante à la clé. C'était pendant l'été. Je suis restée deux semaines dans l'émission. C'était très bien. Grâce à ça, j'ai eu droit à un partenariat avec une marque de vêtements. J'ai pu co-présenter le «Mag», sur NRJ12. Le côté négatif de la téléréalité, c'est l'image que les gens en retiennent. Les casteurs recherchent des candidats aux caractères bien particuliers, des tempéraments. Je pense que je n'avais rien à faire là. Je n'ai jamais fait ça pour être connue. C'est même quelque chose qui me dérange encore à l'heure actuelle. Etre reconnue dans la rue, cela peut être agréable, mais moi ça me gêne un peu. Je n'ai aucun mérite, ce n'est pas légitime à mes yeux: je ne chante pas, je ne joue pas la comédie. J'étais donc entourée de gens qui voulaient être célèbres et gagner beaucoup d'argent. J'ai fait les premières saisons de «Secret Story» et des «Anges». Il n'y avait alors pas encore tous ces rouages de manipulation et de stratégies de la part des candidats. C'était beaucoup plus naturel et enfantin à mon époque.

Vous reconnait-on dans les rues de Londres?

Oui parfois. Surtout les touristes français, mais le fait d'être reconnue me dérange beaucoup moins qu'avant. C'est bien moins souvent qu'à Paris.

Accepteriez-vous de participer à une nouvelle émission de téléréalité?

Non! J'ai fait les premières saisons de ces émissions, mais à l'heure actuelle, je ne pourrais plus y participer.

Et faire du cinéma?

J'ai adoré jouer la comédie dans «Hollywood Girls», mais je ne pense pas être faite pour ça. Je préfère être derrière mon ordinateur avec mes réseaux sociaux et maîtriser les choses. En plus, je n'ai pas une grande confiance en moi contrairement à ce que l'on pourrait croire. Que ce soit en animation télé ou en comédie, c'était très difficile.

Que pensez-vous de certains anciens candidats de téléréalité, comme Angie ou Loana, qui ont très mal vécu leur retour à la réalité?

Je pense qui c'est une minorité par rapport au nombre de candidats. Bien-sûr, il faut être solide et être bien entouré car la vie change complètement après avoir été dans une téléréalité. Cela peut être traumatisant. Moi j'y avais participé sans aucune attente. Je suis quelqu'un d'assez pessimiste, donc je ne m'attends jamais à rien. Après «Secret Story», j'ai repris une vie une normale. J'ai été mannequin et hôtesse d'accueil dans une banque. J'ai fait mes castings à côté.

Comment vivez-vous certaines critiques négatives sur vos photos publiées sur Instagram?

Ça ne me touche pas personnellement. Je vais être blessée uniquement par les critiques des gens que j'aime. Mais j'avoue quand même que cela peut m'énerver, parce que je trouve ça stupide. Je suis attristée pour ces gens qui me critiquent. Je ne comprends pas leur comportement. Si je n'aime pas une photo d'une personne sur un réseau social, je ne vais pas lui écrire un commentaire insultant. Mon copain, Valentin, est souvent témoin de mon agacement face à ça. Il me canalise.

Le fait de vieillir vous fait-il peur?

Non, j'ai plutôt hâte d'avoir 30 ans et d'être considérée comme une vraie femme. Parce que j'ai l'impression d'avoir encore un visage de bébé. J'ai donc du mal à être prise au sérieux parfois. Je n'ai aucun problème avec la chirurgie esthétique. Je n'y ai pas encore eu recours, mais si j'estime que j'en ai besoin un jour, pourquoi pas. Il y a des techniques très discrètes aujourd'hui.

Pensez-vous avoir des enfants bientôt?

J'en avais très envie quand j'étais plus jeune. Mais aujourd'hui, plus je prends de l'âge, moins je me sens prête, parce qu'avec mon copain on a déjà une vie hyperactive. Je respecte énormément les personnes qui ont des enfants. Parfois, je m'imagine après une journée fatigante, avec notre chien qu'il faut encore sortir et je n'ose pas imaginer avoir encore un enfant à nourrir, à changer. Je n'aurais pas ce courage. Donc les enfants, ce n'est pas pour tout de suite!

Vous avez aussi lancé une marque de thé.

Oui, «Wandertea», c'est mon bébé en quelque sorte. C'est une société que j'ai lancée il y a un an. Avec l'aide d'un pharmacien herboriste, j'ai créé une gamme de thés thérapeutiques. Ayant moi-même parfois des petits problèmes de santé, j'ai toujours recherché des remèdes naturels. Quoi de mieux que les plantes pour se soigner? J'ai d'abord créé des mélanges pour mon usage personnel qui m'ont satisfaite. Je me suis dit que tout le monde pourrait en profiter. On livre partout dans le monde, mais ma clientèle est principalement française, suisse et belge. On commence gentiment avec l'Angleterre. Il y a de bons retours de la part des clients qui s'expriment sur les réseaux sociaux.

D'autres projets?

Pourquoi pas remettre un pied dans l'animation télé. Je ferais les trajets depuis Londres. Il y a des gens qui ont envie de me revoir. Pour l'instant rien n'est encore concret, c'est au stade embryonnaire. Ça se fera peut-être dans le courant de l'année prochaine. Si je reviens à la télé, ça sera vraiment pour faire quelque chose qui me passionne.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!