Genève: «Plus on agit tôt, plus on évite les échecs scolaires»
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Genève«Plus on agit tôt, plus on évite les échecs scolaires»

Trois établissements expérimenteront un nouveau dispositif de soutien aux élèves. Le projet pourrait être étendu.

par
Marine Guillain

Près de 73'000 enfants vont reprendre le chemin de l'école, lundi. Le département de l'instruction publique (DIP) poursuit son combat pour que chacun d'eux reçoive la meilleure éducation possible, quels que soient ses besoins, son handicap, son talent, son origine, ses conditions de vie. Un projet pilote allant dans ce sens va être lancé dès cette année dans trois établissements primaires: Cité-Jonction, Champs-Fréchets et Lully.

Dans chaque école, une équipe pluridisciplinaire voguera entre les classes, selon les besoins. Elle intégrera un psychologue, un logopédiste, un éducateur et un enseignant spécialisé, qui travailleront à 50%. L'infirmière de l'école complétera l'équipe. Son taux de travail passera d'environ 20 à 45%. Issues de l'Office médico-pédagogique (OMP), ces personnes auront pour mission de soutenir les enseignants. «Il s'agit de forces supplémentaires et complémentaires, note Didier Bonny, directeur de Champs-Fréchets. Plus on affronte les difficultés tôt, plus on se donne des chances d'éviter un décrochage par la suite.»

L'idée est d'étendre ce dispositif à d'autres établissements si le bilan est positif. «Cela dépendra ensuite des moyens accordés sur le budget 2016», précise la conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta. Le coût du projet pilote n'est pas encore connu. Le DIP va aussi renforcer les classes intégrées, qui mélangent élèves du spécialisé et de l'ordinaire.

Moins d'argent mais davantage de profs

Tandis que le nombre d'élèves genevois augmente au primaire (+694) et au secondaire II (+159), il baisse au cycle d'orientation (-65). Afin de faire face à la hausse des effectifs et de préserver le nombre d'élèves par classes, le gouvernement a accepté de créer 18 nouveaux postes dans l'enseignement obligatoire et 38 dans le secondaire II. Ces postes doivent encore être validés par le Parlement. Les conditions d'encadrement sont donc maintenues pour l'instant, malgré une baisse du budget: celui-ci a déjà été réduit de 1%. Et en décembre, le Grand Conseil avait voté 4,6 millions de coupes sur la masse salariale.

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