Affaire Stern: Plusieurs témoins font faux bond
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Affaire SternPlusieurs témoins font faux bond

Les témoins se sont faits plus rares, jeudi après- midi, au procès de la meurtrière présumée du banquier français Edouard Stern.

Faute d'avoir les personnes en chair et en os, les avocats ont demandé la lecture de passages de leur déposition.

Il en a été ainsi de la tante de l'accusée, qui a recueilli Cécile B. adolescente, lorsque que celle-ci se trouvait dans un asile psychiatrique. Cette femme a rappelé que Cécile B. a été élevée par une mère dépressive et un père qui cherchait, a ses yeux, «trop le contact» avec ses deux filles.

La tante a également évoqué la relation tumulteuse qu'entretenait sa nièce avec Edouard Stern. Ce dernier téléphonait tout le temps à sa maîtresse, de jour comme de nuit. Selon la tante, Cécile B. voulait mettre fin à cette liaison, mais Edouard Stern venait tout le temps la chercher.

A la barre, le masseur thérapeute de Cécile B. a déclaré avoir eu la même impression du rapport qui liait les deux amants. «Elle me racontait qu'il la harcelait, la poursuivait, l'espionnait». Selon ce témoin, l'accusée voulait arrêter de le fréquenter, mais lui était accro.

Elle ne savait pas comment s'en débarrasser, a demandé au masseur Marc Bonnant, l'avocat des enfants d'Edouard Stern. «Exactement», lui a-t-il répondu. «Eh bien, elle a trouvé le moyen», s'est exclamé le représentant de la partie civile, avant de se rasseoir.

Des passages de la déposition d'une amante d'Edouard Stern ont ensuite été lus aux jurés. Leur liaison a duré de 2002 à la mort du banquier en février 2005. Selon cette femme, ils entretenaient des relations intimes normales. Le soir du drame, elle a envoyé un «bonne nuit» à son amant par SMS, qui est resté sans réponse.

Alain Jourdan, journaliste à la Tribune de Genève et co-auteur, avec Valérie Duby, d'un livre sur l'affaire (itw: 20 minutes online)$$VIDEO$$$$VIDEO$$ (ats)

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