Actualisé 12.06.2012 à 10:05

SuissePME optimistes sur la marche des affaires

Une étude du Crédit Suisse confirme les enquêtes internationales qui placent la Suisse dans le peloton de tête des pays pour sa compétitivité.

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont confiantes quant à la marche de leurs affaires. Des avantages, comme les qualifications de leurs collaborateurs et les infrastructures, leur donnent des armes. Toutefois, elles prévoient que le contexte économique se détériore.

Le Credit Suisse a interrogé quelque 1900 PME (moins de 250 employés) dans tout le pays en janvier et février. Les collaborateurs et leurs qualifications ainsi que les infrastructures sont des points forts qui constitueront des avantages également à moyen terme, selon cette étude publiée à Genève et Zurich.

L'environnement de recherche, surtout pour l'industrie de pointe, est également évalué comme facteur positif. Les conditions de financement le sont aussi, mais elles devraient se détériorer dans les prochaines années.

Principaux risques

Les principaux risques économiques pour les deux prochaines années résident dans la récession mondiale, la pénurie de main- d'oeuvre spécialisée et l'intensification de la concurrence. Les PME, environ deux tiers des emplois en Suisse, affrontent ces risques en se diversifiant, en créant des conditions de travail attractives et en investissant dans la formation.

Près de 80% des PME s'attendent à une augmentation des prix de l'énergie avec, pour 44%, des effets très négatifs pour leur entreprise. L'évolution du taux de change joue un rôle important pour les PME orientées vers l'exportation, mais seulement 20% des PME interrogées ont diversifié leur site de production.

Les PME n'attachent que peu d'importance à l'interdépendance avec l'étranger: 44% des entreprises interrogées réalisent la totalité de leur chiffre d'affaires en Suisse et 23% à raison de plus de 90%. Le risque d'un isolement politique de la Suisse est considéré comme relativement insignifiant.

Détérioration de la conjoncture

Les PME partent du principe que le contexte économique (niveau des salaires, pression sur les prix, tendances de la demande) va se détériorer et aura des effets négatifs sur leur activité au cours des trois à cinq prochaines années. Elles souhaitent des mesures pour réduire les coûts et augmenter l'efficacité.

Les conditions-cadre réglementaires (fiscalité, législation, collaboration avec les autorités) freinent en outre le succès et revêtent une grande importance pour la moitié des PME interrogées. Ce sont les PME actives dans les secteurs du tourisme et des loisirs, du commerce et de la vente ainsi que de la construction qui en ressentent le plus les effets négatifs, selon l'étude du Credit Suisse.

Pour Hans Baumgartner, responsable Affaires pour les PME au Credit Suisse, «les PME suisses se sont bien maintenues jusqu'à présent dans un environnement difficile». «Des normes de formation et de qualité élevées permettront encore et toujours aux entreprises d'occuper des niches et de réussir leur implantation à l'étranger», a-t-il souligné.

Le responsable du Credit Suisse s'est déclaré confiant que les PME vont maîtriser les défis à venir, grâce à leur esprit d'entrepreneur et à l'innovation. L'étude confirme de manière générale les enquêtes internationales qui placent la Suisse dans le peloton de tête des pays pour sa compétitivité.

(ats)

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