Jeux video: «Pokémon Go» séduit dans le monde entier
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Jeux video«Pokémon Go» séduit dans le monde entier

La fièvre «Pokémon Go» a atteint des joueur dans plus de 40 pays, menant à des mises en garde de plusieurs autorités.

Une femme joue avec l'application "Pokémon Go" dans Lafayette Park, non loin de la Maison-Blanche à Washington.

Une femme joue avec l'application "Pokémon Go" dans Lafayette Park, non loin de la Maison-Blanche à Washington.

photo: AFP/jim Watson

Entrer dans un champ de mines, traverser la rue sans regarder ou pénétrer dans une zone interdite, les fans de «Pokémon Go» sont prêts à tout pour attraper Pikachu et consorts.

Une chasse virtuelle qui enfièvre ados ou trentenaires avec des retombées bien réelles jusqu'à la Bourse de Tokyo.

Si «Pokémon Go» n'est officiellement disponible que dans une quarantaine de pays, des impatients ont trouvé comment contourner cette restriction et c'est une grande partie de la planète qui y joue actuellement.

Car la recherche à tout prix de monstres à ajouter à son bestiaire les yeux rivés sur l'écran du téléphone a conduit à des situations inattendues.

En Indonésie, un Français a ainsi été interpellé après être entré dans une base militaire en jouant à «Pokémon Go» et a été interrogé plusieurs heures avant d'être relâché.

En Bosnie, les joueurs ont été mis en garde afin d'éviter les champs de mine, héritages de la guerre intercommunautaire qui a touché le pays entre 1992 et 1995.

La marine israélienne a de son côté publié une photo de ses forces capturant un Pokémon en pleine mer, avec la mention: «Il y a des Pokemon que nous seuls pouvons attraper». Côté palestinien, dans un tweet largement relayé, on voit Pikachu émerger des décombres d'une maison à Gaza.

En France, la gendarmerie nationale a déjà tweeté des conseils aux «dresseurs» de Pokemon : «Conducteurs, ne jouez pas à PokemonGo» et «Piétons, redoublez d'attention».

Prenant les devants, le gouvernement japonais a publié un dépliant des bonnes pratiques pour sensibiliser les enfants aux risques pouvant être liés à «Pokémon Go».

Sans faire le lien directement avec la sortie de «Pokémon Go», l'organe religieux le plus important d'Arabie saoudite a lui de nouveau publié une fatwa datant de 2001 interdisant les jeux mettant en scène ces créatures.

Derrière ce succès se cache Pokémon Company mais aussi le groupe japonais Nintendo, dont les machines ont jusqu'ici accueilli tous les jeux de cette marque et qui est actionnaire de Pokémon Company.

Si la part des revenus qui reviendra in fine à Nintendo est inconnue, les investisseurs plébiscitent l'action de l'entreprise à la Bourse de Tokyo: depuis la sortie de «Pokémon Go», son cours a plus que doublé même s'il reste encore nettement inférieur à ce qu'il était au plus fort du succès mondial de sa console Wii en 2007/2008. (afp)

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