«Blood Ties»: Polar au parfum de naphtaline
Actualisé

«Blood Ties»Polar au parfum de naphtaline

Avec «Blood Ties», Guillaume Canet réalise une version américaine des «Liens du sang», de Jacques Maillot.

par
Catherine Magnin

On ne peut pas dire que ce soit le grand amour entre Chris, qui vient de passer plusieurs années en prison pour meurtre, et Frank, son jeune frère, policier. D'autant plus que le premier a toujours eu les faveurs de leur père. N'empêche que Frank va tout faire pour que son aîné prenne le bon chemin. Peine perdue?

Présenté hors compétition au Festival de Cannes, le nouveau film de Guillaume Canet n'y a pas fait de vague. «Blood Ties» compte pourtant de sacrés comédiens: Clive Owen, Bill Crudup, James Caan et Matthias Schoenaerts du côté masculin, Marion Cotillard, Mila Kunis et Zoe Saldana du côté féminin. Mais le courant ne passe pas entre eux, comme si chacun jouait sa partition.

Plaisir de cinéphile

En déplaçant l'action de Lyon, où se déroulait «Les liens du sang», à New York dans les années 1970, Canet s'est

offert un plaisir de cinéphile, pour cinéphiles. Il soigne les décors et les ambiances, glisse de subtils hommages. C'est si nickel que ça en devient tout lisse.

«Blood Ties»

De Guillaume Canet. Avec Clive Owen, Billy Crudup, Marion Cotillard.

Sortie le 30 octobre 2013

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Clive Owen: «Fier du film»

– Qu’est-ce qui vous a attiré dans «Blood Ties»?

– Comment résister à une histoire aussi forte, mise en scène par un type épatant, avec des partenaires pareils? J’ai dit oui tout de suite!

– Quelle a été la plus grande surprise sur le tournage?

– L’impression de voyager dans le temps. Se retrouver dans le New York des années 1970 m’a fait tout drôle. Cela m’a aidé à construire mon personnage. Le film a le mérite d’être à la fois intemporel et ancré dans son époque.

– Et la sélection au dernier Festival de Cannes?

– Se retrouver sur le tapis rouge du plus beau festival après avoir travaillé sur un film dont on est fier est le meilleur qui puisse arriver à un acteur.

Propos recueillis par Laurent Vidal

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