Après l'infarctus de Hans-Rudolf Merz: Polémique autour des photos publiées
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Après l'infarctus de Hans-Rudolf MerzPolémique autour des photos publiées

Les photos de Hans-Rudolf Merz sur une civière n'ont pas été volées. Les cameramen et les photographes ont été autorisés à prendre des images depuis le toit de l'hôpital au moment de son arrivée en hélicoptère dimanche.

L'hôpital de l'Ile a donné son feu vert, a indiqué lundi à l'ATS Markus Hächler, porte-parole de l'établissement universitaire bernois. Mais les cameramen et photographes devaient respecter la protection de la personnalité en ne rendant pas reconnaissable le visage du ministre.

Les images diffusées par la télévision suisse alémanique ont été critiquées par le président de la Confédération, Pascal Couchepin, lundi en marge de la conférence de presse. La télévision a toutefois été respectueuse, car le visage de M. Merz est resté flou, ce qui n'est pas le cas des photos diffusées par le quotidien, le «Blick».

«Je n'ai pas remarqué que le photographe du 'Blick' n'a pas respecté la consigne», a poursuivi le porte-parole de l'établissement hospitalier. Tout cela est clairement de ma faute». M. Hächler a donc envoyé une lettre d'excuse au fils de M. Merz lundi après-midi.

Question de dignité

Pour le président du Conseil suisse de la presse, Dominique von Burg, la question n'est pas de savoir si M. Merz est reconnaissable ou non. «Tout le monde connaît le conseiller fédéral», a-t-il dit.

Il s'agit de dire si la dignité humaine a été respectée ou non. M. von Burg s'interroge en effet sur l'intérêt journalistique de montrer le ministre intubé sur une civière.

(ap)

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