Actualisé 06.08.2009 à 14:11

FrancePolémique sur les bonus versés aux banquiers

A peine remises du choc de la crise, les banques françaises prévoient de nouveau de verser des bonus à leurs traders, à l'image de BNP-Paribas.

Ce qui suscite une nouvelle mise en garde du gouvernement et des accusations d'abus de l'opposition socialiste.

Le chef des députés socialistes Jean-Marc Ayrault a jugé jeudi «profondément scandaleux» le projet de BNP-Paribas, première banque française et de la zone euro, de verser des primes d'environ un milliard d'euros aux salariés de sa filiale spécialisée dans les activités de marché.

»Je demande que le gouvernement exige de BNP-Paribas d'arrêter tout de suite le versement de ces bonus», a-t-il dit sur la radio «Europe 1».

Révélée mercredi par le journal de gauche «Libération», cette enveloppe traduit aussi le retour en forme des banques françaises. BNP-Paribas a réalisé un bénéfice net de 1,6 milliard d'euros au deuxième trimestre 2009, tandis que sa concurrente Société générale a fait mieux que ne le prévoyaient les marchés, avec un profit de 309 millions d'euros.

Cette nouvelle controverse sur les bonus est d'autant plus embarrassante pour le président Nicolas Sarkozy qu'il se veut à la pointe d'une mobilisation internationale pour imposer une moralisation des marchés.

Les services du Premier ministre François Fillon ont annoncé qu'ils réuniraient vendredi les responsables des grandes banques françaises.

Les grandes banques françaises ont reçu des prêts de plus de 20 milliards d'euros, et leur situation apparaît aujourd'hui enviable en comparaison d'un secteur industriel qui voit se multiplier les fermetures d'usines. Dans la tempête de la crise bancaire et financière, BNP-Paribas a ainsi reçu 5,1 milliards d'euros d'argent public. (ats)

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