Polémiques autour d'un jeu vidéo empreint de cruauté
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Polémiques autour d'un jeu vidéo empreint de cruauté

Le jeu vidéo hyperviolent «Manhunt 2» (chasse à l'homme) ne sera pas distribué en Suisse.

Ainsi en ont décidé la Swiss Interactive Entertainement Association et la société distributrice Gametime GmbH. La Grande-Bretagne, l'Italie et l'Irlande l'on interdit en début de semaine.

Développé par le label américain Rockstar Games, «Manhunt 2» est la suite d'un premier volet déjà très violent. Il devait sortir en Europe le 13 juillet sur la console Wii de Nintendo et la console Playstation 2 de Sony.

«Dans la controverse actuelle» sur ce jeu, la SIEA et Gametime GmbH ont décidé de ne pas le proposer sur le marché, indique la SIEA dans un communiqué diffusé vendredi.

«Sens des responsabilités»

Roger Frei, président de la SIEA, estime que l'industrie des jeux vidéo démontre ainsi son «sens des responsabilités» en matière de protection de la jeunesse, et qu'elle n'est «plus prête à tout tolérer» malgré son respect pour la «liberté artistique» des développeurs de logiciels.

'»Manhunt 2» dépasse pour nous ce qui est tolérable en matière de représentation de la violence', ajoute M. Frei. La décision de l'interdire a été prise après une discussion avec tout les membres de la branche, précise-t-il.

Ailleurs en Europe

L'Irlande a été le premier pays européen à bannir «Manhunt 2» lundi. L'Office de censure des films irlandais (IFCO) a estimé qu'il contenait des scènes de «violence continue et gratuite».

Lui emboîtant le pas mardi, le Bureau britannique de classification des films (BBFC) a décidé mardi d'interdire la commercialisation de ce jeu, une première depuis dix ans en Grande- Bretagne. Pour le BBFC, «Manhunt 2» peut causer des «dommages injustifiés» aux adultes et aux enfants.

L'Italie a suivi jeudi. Ce jeu contient «un encouragement à la violence et au meurtre», a estimé le ministre italien des Communications Paolo Gentiloni.

Adolescent poignardé

Le premier volet de Manhunt avait fait parler de lui en Grande- Bretagne lorsqu'un adolescent de 14 ans avait été poignardé et battu à mort à Leicester (centre-est de l'Angleterre). Selon les parents de la victime, l'agresseur avait été inspiré par le jeu, mais la police avait indiqué qu'il n'y avait aucune preuve d'un lien de cause à effet.

(ats)

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