Actualisé 04.08.2013 à 18:33

Vevey (VD)Police Riviera censure une de ses interventions

Des débordements et des dégâts dans un jardin public ne sont pas jugés «importants» par les forces de l'ordre. Quant au syndic, il prétend que des mesures sont appliquées. A tort...

de
Frédéric Nejad Toulami
Des chefs de police minimisent des incivilités. (Photo: bosshard/24h)

Des chefs de police minimisent des incivilités. (Photo: bosshard/24h)

La police de la Riviera vaudoise envoie chaque semaine à des médias et des greffes de communes de la région un «aperçu» de ses activités sur le terrain: le «117 Express». Celui de mercredi, couvrant la semaine du 22 au 28 juillet, mentionne un chat errant amené au poste par une dame ainsi qu'un moteur de machine de chantier qui n'avait pas été éteint.

Mais pas la moindre trace de la déflagration qui a retenti dans le quartier du Jardin Doret dans la nuit du 26 au 27 juillet. Ni de l'intervention de la patrouille de police qui s'en est suivie après de nombreux appels, pour constater que les toilettes publiques étaient désormais inutilisables après l'explosion d'un énorme pétard dans une cuvette WC, selon l'enquête en cours de la gendarmerie.

Un «non-évènement», malgré une plainte pénale de la Ville

«Il y a en effet eu une intervention où nous avons constaté des dommages à la propriété et la Ville a déposé plainte, reconnaît le premier lieutenant Stephan Gattone. Mais nous n'avons pas jugé bon de l'indiquer, c'est un non-événement.» Des habitants, ulcérés par les régulières incivilités au Jardin Doret, critiquent le chef de Police Riviera, Ruben Melikian, qui refuserait d'admettre la «zone de non-droit qui y règne».

Quant au syndic, Laurent Ballif, il assurait la semaine passée que les décisions du 20 juin de la Municipalité étaient effectives: les WC du jardin sont fermés la nuit, et des agents Protectas patrouillent plusieurs fois la nuit depuis début juillet. Or, Police Riviera nous a confirmé mercredi qu'il n'en est rien!

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