Genève: Policiers jugés pour avoir aidé à voler une cuisinière
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GenèvePoliciers jugés pour avoir aidé à voler une cuisinière

Deux agents de Versoix (GE) comparaissaient mardi pour avoir épaulé un vendeur d'électroménager qui voulait se faire justice, dans le cadre d'un litige sur une transaction.

par
Julien Culet

«On ne peut pas cautionner une loi du talion électroménager de la part de deux gendarmes en uniforme.» Pour Me Nicola Meier, avocat du plaignant, les agents ont exercé une contrainte en aidant un vendeur à s'emparer d'une cuisinière, en compensation d'un lave-linge resté impayé, en mars 2012. Les policiers de Versoix (GE) affirment avoir voulu tout faire pour éviter qu'une plainte pénale soit déposée. Ils nient avoir été présents au moment de l'enlèvement de la cuisinière. Ils affirment être descendus au moment des discussions. Le vendeur a ensuite chargé sous leurs yeux l'appareil ménager sur lequel il avait fait main basse, faute d'avoir trouvé la machine à laver.

La présidente du tribunal a remis en cause mardi matin la nécessité pour des agents de Versoix de se déplacer jusqu'à Plainpalais, et à deux reprises, pour une affaire de justice civile. «Je n'arrive pas à comprendre comment vous avez pu mettre autant d'énergie sur ce cas alors qu'il est parfois si difficile d'atteindre un policier pour des choses importantes.»

Au cours de la procédure, le procureur général les a accusés d'avoir voulu rendre un service au vendeur. Par ordonnance, Olivier Jornot avait infligé en juillet dernier 120 heures de travaux d'intérêt général et une amende de 980 francs à l'un et 30 jours-amende avec sursis et 900 francs d'amende au second. Les policiers, qui n'encourent pas de sanction administrative, avaient refusé leur peine. Le verdict sera rendu ultérieurement.

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