Saint-Gall: Policiers suspendus pour trafic d'armes
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Saint-GallPoliciers suspendus pour trafic d'armes

Depuis cet été, deux agents de la police cantonale saint-galloise n'ont plus le droit d'aller travailler. Ils auraient volé des pistolets appartenant aux forces de l'ordre pour les revendre.

par
Jeremias Büchel/ofu

Les accusations portées à l'encontre de deux policiers des forces de l'ordre saint-galloises sont lourdes. Selon des recherches de «20 Minuten», ils sont soupçonnés d'infractions contre le patrimoine.

Contactée par nos collègues, la police cantonale confirme qu'une enquête est en cours. Raison pour laquelle elle ne peut donner davantage d'informations sur cette affaire. Le porte-parole Florian Schneider précise uniquement que les hommes sont suspendus, mais qu'ils continuent à toucher la totalité de leur salaire. «C'est conforme au droit du personnel. Pour l'instant, on ignore si les soupçons se confirmeront ou pas.»

Produits revendus en Suisse

Le Ministère public saint-gallois, en charge de l'enquête, explique que la police a porté plainte contre les deux hommes en 2014. Il sont accusés d'avoir volé des armes, des accessoires d'armes et des parties d'uniformes des stocks des forces de l'ordre dans le but de les revendre. Parmi les objets qui auraient été subtilisés se trouvaient deux armes de service d'anciens membres de la police. Les produits auraient été revendus en Suisse et non à l'étranger. Interrogé, Roman Dobler, porte-parole du Ministère public saint-gallois, explique qu'il est trop tôt pour dire ce que risquent les deux agents en cas de condamnation.

Au cours de l'enquête, un troisième policier avait été soupçonné d'avoir commis lui aussi des infractions contre le patrimoine. Mais les soupçons s'étaient révélés faux. Lui aussi suspendu provisoirement depuis cet été comme ses deux collègues, il a repris son service début septembre.

Pistolets de la police vendus sur internet

En juin 2015, «Blick» révélait que de nombreux sites étrangers proposent d'anciennes armes à feu de différentes polices suisses. S'il est difficile de savoir avec exactitude comment ces pistolets ont atterri sur le marché, la grande majorité d'entre eux seraient des armes ayant appartenu à des agents à la retraite. Interrogé à l'époque par «20 minutes», le porte-parole de la police neuchâteloise, Pierre-Louis Rochaix, expliquait alors que chaque année entre trois et quatre pistolets sont remis en moyenne à des agents qui partent en retraite. «Si le détenteur souhaite revendre son arme, il le peut, mais selon les conditions fixées par la loi fédérale sur les armes. Pour ce qui est de l'étranger, il devra respecter les lois du pays», avait-il ajouté.

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