Mesures sanitaires - Politiciens divisés face aux annonces de Berne
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Mesures sanitairesPoliticiens divisés face aux annonces de Berne

Le Conseil fédéral a annoncé qu’un assouplissement des mesures sanitaires n’était pas encore à l’ordre du jour. Les réactions des politiciens divergent.

par
Patrick McEvily
(/gmo)
La consultation des cantons sur le front du Covid, en vue d’une nouvelle étape d’assouplissement, a été annulée.

La consultation des cantons sur le front du Covid, en vue d’une nouvelle étape d’assouplissement, a été annulée.

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Mercredi, le Conseil fédéral annonçait que les mesures sanitaires ne seront pour le moment pas allégées. Tandis que certains politiciens approuvent cette décision, d’autres en revanche la critiquent. Ainsi, l’UDC, déçue de ce «non-assouplissement», demande que les mesures actuelles soient levées sans plus attendre. «La task force a déjà dû admettre une fois ses torts», rappelle le parti. Le conseiller national, Thomas Aeschi explique: «L'UDC a demandé que les restrictions soient levées dès le moment où les personnes âgées et les patients à risque seraient vaccinés».

Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’Union suisse des arts et métiers, attendait lui aussi une autre décision de la part de l’OFSP. L’ancien conseiller national PLR souhaitait qu’un plan d’urgence soit mis en consultation. «Il vaut mieux faire quelque chose que de ne rien faire du tout», a-t-il expliqué, en rappelant l’ampleur des dommages économiques.

Anticiper l’automne

D’autres politiciens se montrent en revanche plus cléments face à la décision des autorités sanitaires. C’est le cas de Ruth Humbel, conseillère nationale argovienne du Centre, et de Martin Bäumle, conseiller national vert’libéral. «Au vu de la situation, je pense que c'est la façon dont il faut procéder», estime Ruth Humbel. Pour elle, nous sommes dans une phase délicate: « L'incertitude plane face aux retours de vacances et aux mutations. De plus, on ne sait pas comment la volonté de la population de se faire vacciner va évoluer». Son avis est clair, les assouplissements ne pourront avoir lieu que si le taux de vaccination augmente.

Martin Bäumle estime aussi que la prudence est de mise. «Si on ne veut pas aborder l’automne avec des chiffres trop élevés, de nouveaux assouplissements ne sont pas envisageables». Le politicien zurichois s’inquiète également de la baisse du taux de vaccination. Il estime que la pression générée par le certificat Covid est positive, et que son utilisation devrait être étendue. «Les personnes vaccinées sont récompensées pour leur engagement». Le conseiller soutient également les tests à grande échelle, notamment dans les entreprises et les écoles.

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