Actualisé 12.04.2015 à 16:38

GenèvePoliticiens en herbe qui débordent d'enthousiasme

Siéger n'est pas réservé aux anciens. Certains candidats aux prochaines élections municipales veulent le prouver.

de
Marine Guillain
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Augustin Vuagnat a eu 18 ans en février. Il est apprenti pâtissier, adore la moto, les sports de glisse, les jeux vidéos et les voyages. C'est son père qui l'a poussé à se présenter avec la section onésienne de l'UDC. Il souhaiterait mieux répartir les finances de sa commune.

Augustin Vuagnat a eu 18 ans en février. Il est apprenti pâtissier, adore la moto, les sports de glisse, les jeux vidéos et les voyages. C'est son père qui l'a poussé à se présenter avec la section onésienne de l'UDC. Il souhaiterait mieux répartir les finances de sa commune.

MaG
Audrey Carrilho, de Chêne-Bourg, a suivi les traces de ses parents en se présentant sous la bannière PLR. Si elle est élue, le candidate de 19 ans, actuellement à la recherche d'un apprentissage, souhaite lancer des activités intergénérationnelles, qui animeront la commune et rassembleront les habitants.

Audrey Carrilho, de Chêne-Bourg, a suivi les traces de ses parents en se présentant sous la bannière PLR. Si elle est élue, le candidate de 19 ans, actuellement à la recherche d'un apprentissage, souhaite lancer des activités intergénérationnelles, qui animeront la commune et rassembleront les habitants.

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Bruno Primo Da Silva a intégré le Parlement des jeunes il y a trois ans et y a vite pris goût. L'étudiant PDC de 19 ans se présente à Thônex. Il aimerait inciter les jeunes à voter, les réconcilier avec la politique en leur facilitant l'accès.

Bruno Primo Da Silva a intégré le Parlement des jeunes il y a trois ans et y a vite pris goût. L'étudiant PDC de 19 ans se présente à Thônex. Il aimerait inciter les jeunes à voter, les réconcilier avec la politique en leur facilitant l'accès.

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Les moins de 30 ans sont la tranche d'âge la moins représentée dans les autorités politiques: seuls 3 des 100 sièges cantonaux en font partie, note le Parlement des Jeunes. Cette année, ils sont 164 (env. 10%) à se présenter aux élections municipales. Nous en avons rencontré quatre, qui parlent de leurs idées et des avantages à se présenter, lorsqu'on a à peine vingt ans. Tous veulent s'investir, faire bouger les choses, et montrer que les jeunes ont leur place dans la politique.

Une candidature contre une moto

Ce n'est pas par hasard qu'Augustin Vuagnat nous donne rendez-vous à la boulangerie: il est apprenti pâtissier. A tout juste 18 ans, il est le plus jeune des candidats: «Plein de journalistes m'ont contacté pour cette raison, j'ai soudain eu l'impression d'être une célébrité!» rigole-t-il. C'est son père qui l'a poussé à se présenter avec la section onésienne de l'UDC. «J'ai accepté à condition qu'il m'aide à payer une moto. Mais après ça m'a vraiment plu.» Le jeune homme s'intéresse beaucoup au budget de sa commune.

Elle veut redorer leur image

«C'est nous l'avenir!» Audrey Carrilho, de Chêne-Bourg, est bien décidée à briser les préjugés: «Ce n'est pas parce qu'on est jeune qu'on ne fait que boire, fumer, et qu'on n'a pas d'idées pour sa commune.» La candidate de 19 ans, actuellement à la recherche d'un apprentissage, a suivi les traces de ses parents en se présentant sous la bannière PLR. Si elle est élue, elle souhaite lancer des activités intergénérationnelles, qui animeront la commune et rassembleront les habitants. Et partager ses idées avec les plus anciens, qui ne la prennent pas toujours au sérieux.

Aller à la rencontre des gens

Bruno Primo Da Silva a intégré le Parlement des jeunes il y a trois ans et y a vite pris goût: «L'engagement est gratifiant, on rencontre des gens et on peut changer leur quotidien avec de petites actions concrètes» L'étudiant PDC de 19 ans en dernière année au collège Claparède se présente à Thônex. Il aimerait inciter les jeunes à voter, les réconcilier avec la politique en leur facilitant l'accès. Il souhaite aussi soutenir les associations, «maillon essentiel de la cohésion sociale». «La politique, c'est presque du plein temps, juge-t-il. Mais ça vaut le coup!»

Suivre la dynamique positive

Aux yeux de Gëzim Ilazi, la commune de Vernier a une mauvaise réputation, à tort. «Il y a une dynamique positive et de super projets ont été lancés. Je veux que ça continue.» L'étudiant en droit de 21 ans, socialiste, souhaite aussi contrer la montée du MCG, qu'il ne supporte pas. Engagé dans plusieurs associations, le jeune homme dont les parents ont fui le Kosovo lorsqu'il était bébé n'a pas peur de son jeune âge «J'ai déjà un bon bagage et je sais monter un projet de A à Z». Il espère que le taux de participation ne soit cette fois pas le plus faible du canton.

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