Pollution de l'eau à Bressaucourt (JU)

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Pollution de l'eau à Bressaucourt (JU)

Les quelque 420 habitants de Bressaucourt (JU) sont privés d'eau potable depuis deux semaines.

Non seulement leur source d'eau potable est polluée mais l'eau de secours amenée par tuyau est souillée par des bactéries fécales.

L'administration communale ignorait lundi combien de temps cette situation allait se prolonger. «Tout le monde en a raz-le-bol et la population est irritée», reconnaît un employé de l'administration. Non seulement l'eau n'est pas potable mais en plus elle dégage une mauvaise odeur. Difficile donc dans ces conditions de laver même son linge.

Odeur de vomi

Des analyses pour connaître l'origine de la pollution de l'eau de source sont menées par un laboratoire neuchâtelois, a précisé à l'ATS l'adjoint du chimiste cantonal, Jean-Jacques Roth. L'une des pistes avancées est celle d'une pollution due à du lait et à divers acides gras. «Mais rien n'est encore clair», nuance le chimiste.

L'eau de source est impropre à la consommation même après avoir été bouillie, souligne le chimiste. Elle dégage une forte odeur de lait caillé ou de beurre rance. Certains habitants parlent aussi d'odeur de vomi. Cette eau ne coule d'ailleurs plus du robinet.

Nouvelle pollution

Pour remédier à cette pollution, les autorités ont en effet mis en place un réseau de tuyaux qui amène de l'eau du village de Fontenais. Mais cette eau n'est pas non plus potable. Elle peut toutefois être consommée, contrairement à l'eau de source si les gens prennent la précaution de la faire bouillir. Mais elle reste brune et odorante.

Les tuyaux, posés au début de la semaine dernière par l'armée, contenaient des bactéries fécales de type Escherichia Coli, relève l'adjoint du chimiste cantonal. Les conduites sont purgées et des prélèvements d'eau sont régulièrement effectués. «Si tout va bien, cette eau de secours devrait être potable dès mercredi», espère Jean-Jacques Roth.

Reste qu'une partie de la population du village ajoulot trouve le temps long et est très mécontente. Dans une lettre de lecteur publiée lundi par le «Quotidien jurassien», un habitant estime que les autorités communales ont informé la population trop tard. (ats)

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