Genève: Pompes funèbres genevoises prêtes en cas d’afflux
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GenèvePompes funèbres genevoises prêtes en cas d’afflux

Après la saturation survenue en novembre lors du pic de la deuxième vague de Covid-19, la Ville de Genève a engagé du personnel supplémentaire pour les pompes funèbres et effectué des travaux pour augmenter leurs capacités.

par
Léonard Boissonnas
Le Centre funéraire de Saint-Georges, qui date des années 70, va notamment être modernisé.

Le Centre funéraire de Saint-Georges, qui date des années 70, va notamment être modernisé.

dra/20 min

Des corps transférés à la morgue des Hôpitaux universitaires genevois faute de places, des délais d’attente pour l’organisation des obsèques doublés et un fonctionnement à flux tendu: au mois de novembre dernier, le Service des pompes funèbres de la Ville de Genève avait été confronté à une situation exceptionnelle en raison d’un pic de mortalité. Si, depuis le début de l’année, l’activité a retrouvé une «situation normale», avec en moyenne neuf défunts pris en charge chaque jour (pour une capacité maximale de 18 incinérations pour trois fours), les autorités ont pris plusieurs mesures pour éviter une nouvelle saturation et se préparer à une troisième vague.

Chambres mortuaires temporaires

Des aménagements ont été effectués au Centre funéraire de Saint-Georges, le principal au bout du lac et où ont lieu toutes les crémations. Celui-ci a subi des travaux pour augmenter sa capacité, comme l’annonce Christina Kitsos, conseillère administrative en charge du Département de la cohésion sociale et de la solidarité de la Ville: «Les chambres mortuaires disposeront très prochainement de 94 places (ndlr: contre 70 actuellement), indique la magistrate socialiste. De plus, des chambres froides temporaires avec 56 places supplémentaires vont être installées au début du mois de février, à l’extérieur», à l’arrière du bâtiment.

Pannes régulières

Le Centre funéraire va par ailleurs faire l’objet d’une rénovation de ses installations, qui datent des années 70 et sont jugées trop vétustes. Lorsque l’un des trois fours tombe en panne, «et cela arrive régulièrement», ou que l’un d’eux doit être arrêté pour de la maintenance, «nous sommes en tension, explique Christina Kitsos. Nous avons été confrontés à ces deux phénomènes durant les dernières semaines.» Une demande de crédit importante pour une rénovation complète est donc en cours de finalisation, poursuit-elle: «Les travaux prévus vont permettre de doter la Ville d’infrastructures modernes, afin de répondre aux besoins des familles en deuil, de satisfaire aux exigences en matière de performances énergétiques et de faire face à des situations exceptionnelles, comme celle que nous vivons depuis le début de la pandémie.»

Plan pour la troisième vague

Enfin, «pour anticiper au mieux la troisième vague», un plan de décisions réservées a été élaboré avec tous les partenaires concernés, afin daccélérer la mise en œuvre des décisions, rapporte la magistrate. Il inclut entre autres l’aide des pompiers de la Ville: «Ce plan intègre notamment la collaboration active du Service d’incendie et de secours de ma collègue Marie Barbey-Chappuis. Le commandant Schumacher et ses équipes nous ont apporté un soutien précieux en novembre dernier et j’aimerais saluer cette collaboration très efficace. Ma préoccupation constante est de maîtriser la situation et d’éviter un délai trop long pour les familles entre l’annonce du décès, l’organisation des obsèques et la cérémonie elle-même. Ce temps d’attente est d’autant plus difficile en cette période si particulière. Nous devons tout faire pour aider les familles à vivre leur deuil», conclut Christina Kitsos.

Hausse du personnel

Du personnel auxiliaire a été engagé lors de la deuxième vague, soit sept personnes, faisant passer le nombre d’employés à 57. «De plus, nous allons pouvoir bénéficier à nouveau du soutien de membres du personnel de la Ville de Genève qui se sont portés volontaires pour prêter main-forte au service», indique la conseillère administrative.

Inhumations limitées aux proches

Les mesures sanitaires continuent d’être strictement appliquées aux pompes funèbres. Le traçage des personnes et le port du masque sont obligatoires durant les cérémonies et les inhumations sont «limitées à un cercle de proches très restreint», précise la Ville. Pour l’organisation des obsèques, l’entretien téléphonique est privilégié.

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