Actualisé 03.08.2011 à 11:59

1er Août à Yverdon

Pompiers vaudois pris dans un traquenard

Des hommes du feu ont été accueillis à coups d'engins pyrotechniques lors du 1er août, à Yverdon-les-Bains (VD). Déception des intervenants.

de
Catherine Bex

«C'était un guet-apens», lance Jean-Michel Benay, commandant du Service d'incendie et de secours (SIS) de la Ville d'Yverdon-les-Bains (VD). «Nous étions attendus. C'était un feu prétexte.»

Le 1er août n'aura pas été de tout repos pour les sapeurs-pompiers d'Yverdon-les-Bains (VD). Lundi soir, vers 23h30, les hommes du feu sont intervenus pour un container en feu dans le quartier de la Villette, où s'étaient déclarés divers sinistres de moindre ampleur le même soir. Les pompiers ont été reçus par des pierres, des bouteilles et des engins pyrotechniques interdits lancés dans leur direction par des dizaines de jeunes gens. «Ces actes d'incivilités sont une première pour nous. C'est inquiétant», regrette le commandant du SIS.

Aucun blessé n'est à déplorer parmi les sept sapeurs-pompiers qui ont éteint cet incendie intentionnel. «Mais ils ont été déçus, alors qu'ils sont prêts à intervenir jour et nuit pour la population, de tomber sur de tels abrutis», martèle Jean-Michel Benay. «Comme ils n'ont pas pour consignes de répliquer, ils ont continué à faire leur travail.»

Des 1er août sous tension

Pour Pascal Pittet, commandant de la police municipale yverdonnoise, «on est dans l'incivilité groupée. C'est un comportement très agaçant, qui n'est pas acceptable. On ne peut accepter un no man's land dans notre ville. Ces actes ont d'ailleurs suscité l'émoi dans le quartier. Cela contribue au sentiment d'insécurité.» Pour autant, Pascal Pittet refuse de dramatiser cet acte isolé.

Pour leur part, les jeunes trublions ont échappé aux forces de l'ordre en se fondant dans la foule, tandis que la police faisait usage de spray au poivre, comme l'indique le «24 Heures». Aucune interpellation n'a eu lieu.

Le quartier de la Villette est connu pour vivre des 1er août pour le moins animés. Mais celui de 2011 aura pris une autre ampleur.

Et à Lausanne?

En ville de Lausanne, les agressions envers les ambulanciers ne sont pas monnaie courante et peuvent survenir lors de contextes particulièrement tendus, la nuit, où s'immiscent alcool et bagarre.

Pour la police lausannoise, le cas est un peu différent. «Nous constatons une hausse des oppositions, des violences et des actes contre les forces de l'ordre», souligne Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police lausannoise. «Sur 30'000 interventions de police-secours en 2010, 167 d'entre elles ont débouché sur des plaintes de nos hommes.»

Votre témoignage nous intéresse

Vous avez assisté à cette scène ? Votre témoignage nous intéresse. Vous pouvez nous contacter par e-mail à cette adresse web@20minutes.ch, sans oublier d'indiquer votre no de téléphone.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!