Démographie: Population active et chômage en hausse
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DémographiePopulation active et chômage en hausse

Le nombre d'actifs occupés en Suisse s'est accru de 1,5% au cours du premier trimestre par rapport à la même période de l'an passé pour atteindre 4,796 millions.

L'évolution s'est révélée plus dynamique pour les femmes (+2,1%) que pour les hommes (+1,1%) pendant les trois premiers mois de l'année en cours, a indiqué jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS). L'effectif total des actifs occupés avait déjà enregistré une progression de 1,1% au quatrième trimestre 2012 en glissement annuel.

La croissance apparaît aussi plus vive pour la main d'oeuvre étrangère que pour la population suisse. La première a profité d'une avancée de 2,9% à 1,37 million de personnes, surtout pour les titulaires d'autorisation d'établissement (livret C), alors que la seconde ne progressait que de 1% à 3,427 millions d'individus.

A titre de comparaison, le nombre d'actifs occupés a reculé de 0,4% durant la période au sein de l'Union européenne (UE). Pour la seule zone euro, qui réunit 17 des 27 pays de l'UE, la contraction atteint même 1%.

Davantage de chômage

Le taux de chômage en Suisse donné au sens du Bureau international du travail (BIT) s'est pour sa part élevé à 4,6% au premier trimestre 2013, un taux en hausse de 0,3 point sur un an. Le phénomène affectait ainsi 215'000 personnes, soit 18'000 de plus, précise l'OFS dans son analyse.

Dans l'UE, ce taux de chômage s'est dégradé dans le même temps de 0,8 point pour s'inscrire à 11,4%. En ne comptant que la zone euro, il se situe à 12,6% de la population active (+1,2 point en un an).

L'écart entre la Suisse et l'UE est encore plus marqué en ce qui concerne le taux chômage des jeunes, soit dans la classe d'âge des 15-24 ans. Au terme du premier trimestre 2013, il se montait à 8,3% (inchangé) de la population active concernée en Suisse, contre 24,1% (+1,1 point) dans les pays de l'UE, soit presque trois fois plus.

En ne considérant que les 17 pays de la zone euro, ce taux grimpe à 25% (+2,2 points). Des pays comme l'Espagne et la Grèce, frappés de plein fouet par la crise de la dette souveraine, apparaissent particulièrement touchés. Le problème faisait d'ailleurs l'objet de discussions lors du Sommet européen de ce jeudi à Bruxelles.

Pour mémoire, un chômeur au sens du BIT est une personne n'exerçant pas d'emploi, ayant recherché un travail au cours des quatre semaines précédentes et étant disponible pour travailler. Cet indicateur facilite les comparaisons internationales, car moins dépendant des révisions législatives.

Notion de sous-emploi

A la fin mars, pour le seul mois considéré, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) avait annoncé pour la Suisse un taux de chômage de 3,2% en mars dernier, en baisse de 0,2 point par rapport à février, pour un effectif de près de 139'000 chômeurs.

La statistique révèle encore que le nombre de personnes travaillant à temps partiel en Suisse s'est accru de 40'000 pour s'établir à 1,539 million. Parmi elles, cependant, il ressort que 294'000 se trouvaient en situation de sous-emploi, c'est-à-dire qu'elles souhaitaient bénéficier d'un temps d'occupation supérieur.

Le taux de sous-emploi a atteint 6,3% au terme du premier trimestre 2013, alors qu'il se montait encore à 6,6% un an plus tôt. A noter que la part des chômeurs de longue durée (soit plus d'un an) a diminué de 1,2 point pour revenir à 33,4%. La durée médiane du chômage a en revanche augmenté de 14 jours à 194. (ats)

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