Ukraine: Porochenko prolonge la trève
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UkrainePorochenko prolonge la trève

Le président ukrainien a prolongé la trève avec les pro-russes, vendredi. En parallèle, la perspective de la dette russe a été revue à la baisse par une agende d'évaluation financière.

Le président ukrainien Petro Porochenko a prorogé samedi de 72 heures le cessez-le-feu avec les séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine, a annoncé l'Ukrainska Pravda sur son site web.

La trêve d'une semaine venait à échéance vendredi à 21h00 (heure suisse).

Cette décision a été prise à la suite d'une consultation en urgence de M. Porochenko avec les principaux responsables de la défense à son arrivée à Kiev. Le président ukrainien revenait de Bruxelles où il a assisté à un sommet de l'UE et signé un accord historique d'association avec l'Union européenne.

Moody's sanctionne

Moody's a abaissé vendredi de «stable» à «négative» la perspective de la dette de la Russie en raison de l'impact économique de la crise en Ukraine. L'agence d'évaluation financière laisse ainsi entendre qu'elle pourrait bientôt abaisser la note de solvabilité russe («Baa1») au vu des «risques accrus» liés à l'insurrection dans l'est ukrainien.

Les tensions restent fortes dans cette région entre les séparatistes pro-russes et l'armée ukrainienne. Vendredi, l'Union européenne a donné trois jours à Moscou pour apaiser la situation tandis que Kiev a décidé de prolonger de 72 heures son cessez-le-feu.

Selon Moody's, la Russie n'est pas à l'abri de nouvelles sanctions des grandes puissances du G7 qui pourraient cette fois cibler «des secteurs spécifiques de son économie» et dégrader encore davantage la conjoncture dans le pays en accélérant la fuite des capitaux.

Selon le Fonds monétaire international, la Russie est actuellement en récession et devrait terminer l'année sur une croissance anémique de 0,2%.

Dans son communiqué, Moody's se dit également inquiet des perspectives de croissance à moyen terme en Russie, liées à une population active vieillissante et au «manque de réformes structurelles». Selon l'agence, le potentiel de croissance pour la période d'ici à 2018 a ainsi décliné de 3% en moyenne à 1,7%.

Fin avril, l'agence de notation concurrente Standard and Poor's avait abaissé la note de la solvabilité russe de «BBB» à «BBB-», invoquant elle aussi l'impact de la crise ukrainienne. (ats/afp)

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