Football - Mondial 2018: Portugal - Suisse, les tops et les flops
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Football - Mondial 2018Portugal - Suisse, les tops et les flops

L'équipe de Suisse a perdu sa «finalissima» face au Portugal 2-0, mardi soir. Nous avons retenu les points positifs et négatifs de ce duel qui a dépassé le cadre du simple match de football.

par
Robin Chessex
Lisbonne

Tops

Les supporters suisses

Ils ont envahi Lisbonne dans un esprit bon enfant et ont chanté dans les rues, pendant le cortège et dans le stade. Ne se décourageant pas, ils ont donné de la voix, jusqu'aux dernières minutes du match, pour une Nati qui ne leur avait pas offert grand-chose. Si parfois la fréquentation des stades laissent à désirer lors de matches à domicile, il est évident que les fans suisses voyagent bien.

L'équipe du Portugal

Souvent attaqués sur leur niveau depuis le titre de champion d'Europe, les hommes de Fernando Santos ont fait taire bien des mauvaises langues mardi soir. Ils ont montré qu'ils n'étaient pas simplement «Ronaldo + 10 mecs derrière», mais bel et bien une équipe de qualité, technique avec des joueurs comme André Silva, 21 ans, qui est tout près de s'imposer comme un grand d'Europe. Avec des sélections qui réalisent d'excellents résultats chez les jeunes, le Portugal a encore de beaux jours devant lui.

Yann Sommer

S'il y en avait un à sauver du naufrage de mardi, ce serait bien lui. Il est certes un peu coupable sur le second but mais n'y peut rien pour la malchance de Djourou lors du premier. Il a néanmoins tenu la baraque le reste du temps, réalisant quelques immenses parades, restant serein dans sa relance et se permettant même de gagner un duel face à Cristiano Ronaldo. Il a confirmé son statut de titulaire face à Bürki.

L'ambiance au Stade

On avait promis aux Suisses un enfer, il n'en fut rien. Du moins, rien dans l'irrespect. Le public portugais a chanté, crié très fort, sifflé certains joueurs adverses pour mettre la pression, mais tout en restant extrêmement fair-play. L'Estádio da Luz a offert l'écrin parfait pour une ambiance magnifique. Si les fans du Portugal se sont un peu éteints en cours de match, ils ont été relayés par les supporters de la Nati, qu'ils ont finalement laissé chanter.

Lisbonne

Aller suivre un match dans la capitale portugaise a déjà été une chance en soi. Une ville magnifique, peuplée de gens tous plus sympathiques les uns que les autres et qui, en plus, cultivent un amour de la table exceptionnel. Oui, Lisbonne c'est plutôt bien.

Flops

Le poids offensif de l'équipe de Suisse

On aurait pu aussi mettre «l'équipe de Suisse» mais le plus grand problème s'est situé dans l'apport offensif de celle-ci. Il a été presque inexistant. Haris Seferovic, Admir Mehmedi, Blerim Dzemaili et, dans une moindre mesure, Xherdan Shaqiri ont semblé perdus sur le terrain. Ne se montrant jamais dangereuse, à part sur un coup-franc botté par Shaqiri à la 51e, la Nati n'a pas du tout assumé le statut qu'elle souhaiterait avoir dans le monde du football: celui d'une très bonne équipe, pas si loin des grandes. La faillite, peut-être un peu mentale, du collectif a montré clairement tout le travail qu'il reste à accomplir. Et ne va certainement pas apaiser le débat concernant la titularisation de Seferovic.

Cristiano Ronaldo

Si l'on peut supposer que son influence aura été importante dans la confiance qu'il peut donner à ses coéquipiers, la star du Real Madrid n'a pas été l'artisan de cette victoire. Son match a été transparent; il n'a pas apporté ce que l'on peut attendre d'un tel joueur. Son duel perdu face à Sommer est d'autant plus marquant que le capitaine portugais avait de la place et du temps pour préparer son but.

L'organisation sur les terrasses lisboètes

Les restaurateurs de la capitale portugaise n'avaient sans doute pas imaginé que les Suisses débarqueraient aussi nombreux et assoiffés. Les serveurs des nombreuses terrasses envahies par des hordes de fans en rouge étaient complètement dépassés. Et les bars de la Praça do Comercio se sont retrouvés trop vite à court de bière, provoquant l'agacement de beaucoup de supporters. On était bien loin de l'efficacité lilloise, lors de l'Euro 2016.

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