Possible démission d'Ehud Olmert

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Possible démission d'Ehud Olmert

La classe politique israélienne commençait mardi à se préparer à une possible démission ou suspension du premier ministre Ehud Olmert.

Ce dernier est impliqué dans une nouvelle «affaire» sur laquelle enquête la police.

L'atmosphère d'incertitude était entretenue par le maintien pour la cinquième journée consécutive d'un black-out concernant les soupçons pesant sur Ehud Olmert, interrogé vendredi pendant une heure et demie par les enquêteurs.

Accentuant la pression sur le premier ministre, le chef du parti travailliste et ministre de la Défense Ehud Barak a affirmé que son parti, principal allié de M. Olmert au sein de la coalition au pouvoir, devait être en ordre de bataille pour d'éventuelles élections anticipées.

M. Barak a toutefois exprimé l'espoir que «les soupçons pesant sur le Premier ministre s'avèreront sans fondements».

Mystérieux témoin

Plusieurs journaux ont fait appel auprès d'un tribunal de Jérusalem pour obtenir la levée totale ou partielle du black-out. A la suite de cette démarche, le tribunal s'est borné à permettre de révéler qu'un «ressortissant étranger» avait été interrogé comme témoin, sans préciser son identité.

Le «New York Post» a identifié un homme d'affaires new-yorkais comme le personnage concerné. Selon le journal, qui cite des sources non identifiées, cet homme d'affaires, Morris Talansky, se préparerait à dévoiler son rôle dans la remise d'argent à M. Olmert.

Un autre tribunal à Tel-Aviv a pour sa part décidé que le black- out sur le reste du dossier serait maintenu jusqu'au 11 mai. «Nous tenons compte du droit à l'information, mais il faut aussi prendre en considération les besoins de l'enquête», avait affirmé auparavant le chef de la police Dudy Cohen.

La radio publique a annoncé que l'ex-directrice du cabinet de M. Olmert, Shoula Zaken, assignée à domicile depuis une semaine, avait également été interrogée pour la quatrième fois mardi matin.

Manoeuvres en coulisse

Le quotidien «Yédiot Aharonot» avait indiqué vendredi que M. Olmert était apparemment soupçonné d'avoir reçu d'importantes sommes d'argent d'un homme d'affaires américain, semble-t-il pour financer certaines de ses campagnes électorales.

D'ores et déjà, des manoeuvres en coulisse se multiplient. Les journaux ont ainsi indiqué que le parti ultra-orthodoxe Shass (12 députés sur 120), membre de la coalition, aurait fait savoir qu'il était prêt à rester dans un gouvernement dirigé la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, la mieux placée selon les médias pour succéder à M. Olmert.

En cas de suspension temporaire du premier ministre, c'est Mme Livni qui assurerait l'intérim. Le quotidien «Haaretz» affirme par ailleurs que des responsables de Kadima qui ne souhaitent pas être entraînés dans la chute éventuelle du premier ministre ont commencé à évoquer différents scénario d'un «après-Olmert».

Autres affaires

Dimanche, M. Olmert avait assuré vouloir «coopérer» avec les enquêteurs être confiant sur l'issue de l'enquête. Le premier ministre est soupçonné d'implication dans trois autres affaires portant notamment sur des soupçons de transactions immobilières frauduleuses et de nominations politiques abusives.

(ats)

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