Actualisé 10.11.2012 à 11:28

France

«Possible» rupture avec les écologistes

Trois jours après la présentation par le gouvernement d'un pacte de compétitivité dénoncé par une partie de la gauche, les écologistes s'impatientent.

Après les votes négatifs des communistes sur plusieurs textes, le sénateur d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jean-Vincent Placé, a lancé vendredi la fronde côté écologistes. Il a affirmé que ces derniers s'interrogent sur leur maintien au gouvernement.

Désavoué à demi-mot par la direction du parti écologiste, qui souligne toutefois des «interrogations légitimes», l'élu a ensuite atténué ses propos. Il expliqué sa volonté de donner «un coup de pied dans la fourmilière» pour faire avancer les dossiers environnementaux.

L'élu a dénoncé sur Radio Classique le «bilan bien maigre» de l'exécutif six mois après l'élection de François Hollande. Il a critiqué notamment le report à 2016 de l'instauration d'une fiscalité écologique.

Propos minimisés

Ministres et responsables socialistes, mais aussi écologistes, ont aussitôt minimisé ses propos, les réduisant à une «remarque personnelle». La droite y a vu une nouvelle illustration de la «très grande fragilité» de la coalition au pouvoir en France.

Dans un entretien à Marianne, publié samedi, François Hollande juge «possible» que les écologistes quittent la majorité. «Je ne le souhaite pas. J'ai été élu avec une marge assez faible, 51,6 %. Il est vrai qu'Obama lui-même... Enfin, nous verrons bien... Dans tous les cas, pas de panique!», tempère le président français.

(ats)

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