Actualisé 15.03.2009 à 12:55

Crise financièrePostFinance doit pouvoir accorder des crédits

PostFinance doit pouvoir participer au marché du crédit et des hypothèques en Suisse, estime Moritz Leuenberger.

Le conseiller fédéral souhaite que cette mesure fasse partie du troisième paquet conjoncturel, via la création d'une «banque postale light».

L'idée d'une banque postale est «motivée par des facteurs conjoncturels», explique le ministre en charge de la communication dans une interview au «Zentralschweiz am Sonntag». En raison de la crise, nombre de petites et moyennes entreprises ont difficilement accès aux crédits, poursuit-il. «C'est pourquoi PostFinance doit désormais être active dans ce secteur».

En accordant ces compétences à PostFinance, le Zurichois veut permettre à La Poste d'aider la branche. Et de préciser qu'il souhaite que ce nouveau statut soit rapidement accordé à l'institution: la mesure doit entrer en vigueur d'ici la fin de l'année.

Conseil fédéral contre

En octobre, le Conseil fédéral avait une nouvelle fois mis son veto à une banque postale. «Je ne veux pas non plus d'une banque postale dont les services financiers ne seraient pas restreints», tient à ajouter le ministre. Pour lui, l'interdiction à PostFinance d'offrir des services bancaires à l'étranger doit être maintenue.

L'idée d'une banque postale n'est pas nouvelle. Le PS réclame même depuis plusieurs années que PostFinance obtienne une licence bancaire. Mais le conseiller fédéral se défend d'utiliser la crise financière pour remettre ce projet sur le tapis, c'est plutôt «une nécessité du moment».

Avec la crise, l'idée, jusqu'à présent catégoriquement combattue à droite, commence à faire des émules y compris dans le camp bourgeois. L'Union suisse des arts et métiers s'est prononcée en faveur d'une banque postale, mais sous certaines conditions. Quant à La Poste, elle réclame une licence bancaire depuis de nombreuses années déjà. (ats)

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