Costa Rica - Pots-de-vin: perquisitions à la présidence et dans des entreprises de construction
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Costa RicaPots-de-vin: perquisitions à la présidence et dans des entreprises de construction

«Un système de pots-de-vin, de privilèges et de paiements indus à des fonctionnaires parrainés par des entreprises privées» aurait été mis au jour par les enquêteurs.

Au total, 57 perquisitions ont été réalisées, notamment au ministère des Transports, au Conseil national des routes et dans plusieurs entreprises de construction. (Photo Ezequiel BECERRA / AFP)

Au total, 57 perquisitions ont été réalisées, notamment au ministère des Transports, au Conseil national des routes et dans plusieurs entreprises de construction. (Photo Ezequiel BECERRA / AFP)

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Une vaste opération anticorruption a été menée lundi au Costa Rica où la présidence et plusieurs organismes publics ont été perquisitionnés dans le cadre d’une enquête sur un trafic de pots-de-vin impliquant des entreprises de construction.

Au total, 57 perquisitions ont été réalisées, notamment dans le bureau d’un conseiller du président Carlos Alvarado, au ministère des Transports, au Conseil national des routes (Conavi), dans plusieurs entreprises de construction et domiciles privés.

Le conseiller du président, Camilo Saldarriaga, chargé notamment de superviser l’exécution du budget, a présenté sa démission mais n’a pas été interpellé. Lors de l’opération, 28 personnes ont été arrêtées, notamment dans les bureaux des sociétés Meco SA et H. Solis, deux des entreprises de construction les plus importantes du Costa Rica.

Dans un message à ses concitoyens, le président Alvarado a dit ressentir «une énorme indignation, de la peine et de la colère». «Je souhaite (…) que l’on fasse toute la lumière sur cette affaire et que les responsabilités et les sanctions soient établies», a ajouté Carlos Alvarado, rappelant que «la présidence n’intervient pas dans l’attribution des marchés de travaux publics».

Le trafic aurait, selon la police, coûté au Costa Rica quelque 125 millions de dollars entre 2018 et 2020.

Selon le directeur de l’Organisme d’enquête judiciaire, en charge de l’affaire, Walter Espinoza, les enquêteurs ont mis au jour «un système de pots-de-vin, de privilèges et de paiements indus à des fonctionnaires parrainés par des entreprises privées».

Les fonctionnaires mis en cause favorisaient certaines entreprises qui avaient le monopole des adjudications publiques en échange d’avantages, comme des voitures, des terrains ou de l’argent, a-t-il précisé.

(AFP)

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