Vol AF 447: Pour Air France, les sondes ne sont pas la cause du crash
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Vol AF 447Pour Air France, les sondes ne sont pas la cause du crash

Le directeur général d'Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, s'est déclaré jeudi «pas convaincu» que les sondes de vitesse soient à l'origine de l'accident de l'Airbus le 1er juin.

Il a cependant confirmé l'accélération du programme de remplacement sur les A330/A340.

«Ce programme a été accéléré car nous savons que lors de cet accident du vol Rio-Paris, il y a eu un problème sur la mesure de la vitesse», a-t-il déclaré.

Interrogé sur les critiques sur le manque de transparence de la communication d'Air France depuis l'accident, il a répondu avec colère: «Parce que je ne suis pas convaincu que les sondes sont la cause de l'accident, je n'ai pas de raison de faire de communiqué».

«C'est l'enquête officielle qui doit communiquer», a-t-il martelé, lors d'une rencontre avec la presse. Air France, qui avait fait savoir samedi qu'elle avait accéléré depuis le 27 avril son programme de remplacement de sondes anémométriques (Pitot) sur ses A330 et A340, a reconnu plusieurs incidents dus à ces sondes en 2008.

Arrivés trois jours avant

Les premiers approvisionnements en nouvelles sondes Pitot sont parvenus à la compagnie le 29 mai, soit trois jours avant l'accident du Rio-Paris, selon son directeur général.

«Les premiers approvisionnements sont arrivés le vendredi avant l'accident. Nous avions engagé ce programme car nous pensions que cela diminuait des incidents à caractère pas catastrophique», a expliqué Pierre-Henri Gourgeon.

Après l'accident de l'Airbus A330 entre Rio et Paris le 1er juin, où ces sondes se sont avérées défectueuses, Air France a décidé d'accélérer encore ce programme. La catastrophe qui a fait 228 morts.

(ats)

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