Londres: Pour Assange, Hollande «est une escroquerie»
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LondresPour Assange, Hollande «est une escroquerie»

Le fondateur de Wikileaks, reclus depuis quatre ans à l'ambassade d'Equateur à Londres, n'a pas été tendre avec le président français.

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La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)

La justice britannique examine à partir de lundi la possibilité d'extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis. (23 février 2020)

AFP
Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)

Julian Assange présente «tous les symptômes (de) torture psychologique», a affirmé vendredi le Rapporteur de l'ONU sur la torture, qui a pu le rencontrer en prison avec des médecins.(vendredi 31 mai 2019)

Keystone
Julian Assange devait comparaître ce jeudi au tribunal de Westminster pour une demande d'extradition réclamée par les Etats-Unis. L'audience a été reportée car le fondateur de de WikiLeaks est souffrant. (30 mai 2019)

Julian Assange devait comparaître ce jeudi au tribunal de Westminster pour une demande d'extradition réclamée par les Etats-Unis. L'audience a été reportée car le fondateur de de WikiLeaks est souffrant. (30 mai 2019)

Keystone

L'Australien Julian Assange a accusé mardi François Hollande d'être «une escroquerie comme de nombreux politiciens». «On ne peut pas forcement lui en vouloir d'être un hypocrite, cela fait partie de son métier malheureusement», a-t-il ajouté, interrogé par visioconférence par iTélé.

La France a rejeté en juillet 2015 une demande d'asile du fondateur de Wikileaks. Julian Assange avait présenté sa requête de manière informelle, dans une longue lettre ouverte publiée le 3 juillet par le quotidien «Le Monde». «A cette époque, j'ai révélé comment les trois derniers présidents français faisaient l'objet d'écoutes de la part des Etats-Unis», a-t-il expliqué sur iTélé.

Trois présidents espionnés

Cet espionnage a visé, au moins de 2006 à 2012, François Hollande et ses deux prédécesseurs de droite, Nicolas Sarkozy (2007-2012) et Jacques Chirac (1995-2007), d'après des documents de Wikileaks publiés par le quotidien «Libération» et le site d'information Mediapart. «On aurait pu penser que le président allait aider les lanceurs d'alerte», estime-t-il. Mais «L'Élysée ne voulait pas heurter les Etats-Unis».

L'Australien critique également l'état d'urgence décrété en France après les attentats du 13 novembre à Paris et prolongé jusqu'à fin juillet. «Il y a des problèmes graves concernant l'état d'urgence en France. Il y a des violations de libertés fondamentales qui émanent de lois antiterroristes», estime le lanceur d'alerte. «La France a ainsi choisi la surveillance de masse, c'est une menace considérable qui pèse sur la démocratie», conclut-il. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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