Vaud: Pour échapper aux devoirs, deux élèves font une fausse alerte à la bombe
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VaudPour échapper aux devoirs, deux élèves font une fausse alerte à la bombe

Impressionnés par les conséquences de leur fausse alerte à la bombe à Chavannes-près-Renens, deux enfants âgés de 11 et 12 ans se sont dénoncés auprès de leur enseignant, indique la police cantonale vaudoise.

par
Lauren von Beust
Abdoulaye Penda Ndiaye
Le collège de Chavannes-près-Renens (VD) a connu des moments tumultueux jeudi après une fausse alerte à la bombe. Les auteurs sont deux élèves peu studieux.

Le collège de Chavannes-près-Renens (VD) a connu des moments tumultueux jeudi après une fausse alerte à la bombe. Les auteurs sont deux élèves peu studieux.

Lecteur reporter

Depuis janvier, plusieurs cas de fausses alertes à la bombe ont eu lieu, particulièrement en milieu scolaire. La dernière en date : vendredi matin à l’Ecole professionnelle commerciale de Lausanne (EPCL). Il s’agit de la quatrième depuis le début de l’année dans cet établissement. Dans le cadre de ces événements, des auteurs ont déjà été identifiés et ils risquent gros.

«Pour le cas de jeudi, au collège de la Planta, à Chavannes-près-Renens (VD), les deux auteurs sont des mineurs de 11 et 12 ans. Ils se sont annoncés d’eux-mêmes à leur enseignant lorsqu’ils ont vu l’ampleur que cela prenait. Selon leurs dires, ils ne voulaient pas suivre leur leçon de géographie l’après-midi, car ils n’avaient pas fait leurs devoirs», a indiqué Jean-Christophe Sauterel, de la police cantonale vaudoise.

Par mimétisme

«Ils ont été entendus par les inspecteurs de la brigade des mineurs et déférés au Tribunal des Mineurs», a poursuivi l’officier de police. D’après lui, le mimétisme est la piste privilégiée pour expliquer ces fausses alertes récurrentes dans le milieu estudiantin. Les deux mineurs de jeudi ont en effet reconnu s’être inspirés de récits médiatiques et de faits relatés sur les réseaux sociaux.

En plus des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à trois ans de prison, les auteurs des fausses alertes s’exposent – voire exposent leurs parents quand il s’agit de mineurs – à des frais assez conséquents. En effet, une fois identifiés, les frais d’intervention de la police et des services d’urgence leur sont facturés. Ils devront également payer des amendes et les frais de procédure.

«C’est inacceptable!»

Porte-parole du département de la Formation, Julien Schekter annonce que des discussions auront lieu la semaine prochaine dans toutes les classes de l’EPCL. «Les élèves sont les premiers à être impactés. Dans l’année très particulière que nous vivons, c’est tout simplement inacceptable. Des cours de rattrapage vont être organisés avec des horaires qui devront être probablement étendus après les vacances de Pâques», a poursuivi le porte-parole.

D’un cas en 2020 à huit en trois mois

D’après les statistiques de la police cantonale, une seule fausse alerte à la bombe a été enregistrée sur sol vaudois en 2020. Les faits avaient eu lieu à l’hôpital intercantonal de la Broye, à Payerne. Rien que pour ce premier trimestre 2021, huit cas se sont déjà produits: cinq à Lausanne, un à Oron, un à Renens et un autre à Chavannes-près-Renens. A l’exception d’Oron, ces fausses alertes ont toujours lieu en milieu scolaire, avec un mode opératoire similaire : «Ce sont quasiment à chaque fois des mots écrits qui ont été retrouvés» sur les différents établissements, annonce Jean-Christophe Sauterel, directeur communication de la police cantonale. En cas d’alerte à la bombe, ce dernier rappelle qu’il faut «rester calme et suivre très consciencieusement les consignes données par le personnel de l’école formé à gérer une évacuation et la police présente sur place.»

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