VAUD - Pour éviter le placement de son bébé à naître, elle s’enfuit à Paris

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VAUDPour éviter le placement de son bébé à naître, elle s’enfuit à Paris

Une trentenaire a été condamnée à 100 jours de prison ferme pour enlèvement de mineur et violence ou menace contre les autorités.

par
Abdoulaye Penda Ndiaye
Une jeune femme a été condamnée à 100 jours de prison ferme par la justice vaudoise.

Une jeune femme a été condamnée à 100 jours de prison ferme par la justice vaudoise.

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À dix jours de l’accouchement, une femme domiciliée dans la Broye vaudoise a appris des autorités de protection de l’enfance que son bébé allait être placé dès son arrivée au monde prévue en septembre 2020. Quand la décision du retrait du droit de déterminer le lieu de résidence de la fille à naître lui a été notifiée, Sandra* a tout bonnement décidé de quitter la Suisse en catimini pour aller accoucher à Paris. En octobre, son autre fille, née en 2005, a fugué d’un centre lausannois pour ados en rupture où elle venait d’être placée pour la rejoindre en France.

Très remontée contre l’assistante sociale qui s’occupait du dossier, Sandra lui a envoyé des messages d’insultes et de menaces. «Vous pouvez me chercher mais vous ne me trouverez pas. Vous êtes une salope qui ne peut pas avoir d’enfant. Je suis capable de vous tuer. Je suis avec mon bébé et ma fille. Je n’ai pas volé ni trafiqué ni tué […] Vous pouvez montrer mes menaces à la police», a écrit la prévenue à la fonctionnaire.

L’enfant a été replacée

En octobre 2020, les autorités ont appris que Sandra était de retour en Suisse. Mais la tentative de récupérer le bébé ne donnera rien car le nourrisson était resté en France où réside son grand-père maternel. Une plainte pour enlèvement d’enfant a été déposée en novembre 2020. C’est en janvier que le bébé de sexe féminin a été retrouvé chez sa mère. L’enfant a été immédiatement placée.

Poursuivie pour enlèvement de mineur et violence ou menace contre les autorités, Sandra a été sanctionnée par ordonnance pénale. Déjà condamnée avec sursis par le passé pour des affaires de stups, de rixe, d’injure et de violation de domicile, le représentant du Ministère public vaudois a décidé qu’il fallait une peine ferme pour tempérer ses ardeurs. Sandra a écopé de 100 jours de prison.

* Prénom fictif

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