Hockey - Nati: Pour la Suisse, il est temps de changer quelque chose
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Hockey - NatiPour la Suisse, il est temps de changer quelque chose

Huit points en quatre matchs, le bilan suisse n'est peut-être pas catastrophique, mais il reste les gros à affronter. Glenn Hanlon va faire quelques changements.

Quatre matches, huit points, le bilan de la Suisse aux Mondiaux de Prague n'est pas catastrophique en soi. Mais la sélection de Glen Hanlon doit maintenant affronter les trois «têtes de série» de son groupe: la Suède samedi, puis le Canada et la République tchèque.

L'un des adages préférés du sport c'est que l'on ne change pas une équipe qui gagne, même si celle-ci gagne chichement. Il se trouve que la Suisse s'est inclinée 2-1 ap face à la Lettonie et que la stérilité du jeu de puissance inquiète fortement. Alors Glen Hanlon a décidé d'opérer quelques roques au sein de ses lignes d'attaque, d'appuyer sur shuffle en espérant tomber sur une combinaison miracle.

Exit Damien Brunner de la ligne avec Kevin Romy et Denis Hollenstein et bonjour Reto Suri. L'ancien attaquant des New Jersey Devils patine désormais aux côtés de Cody Almond et de Kevin Fiala. La Suisse doit trouver des solutions afin de bousculer ses trois prochains adversaires. Avec huit points, les Helvètes doivent en inscrire au minimum deux pour espérer atteindre les quarts de finale.

Nettement moins dominant qu'avec Genève-Servette, Kevin Romy a connu une fin de saison difficile symbolisée par une blessure à l'épaule contractée contre Fribourg à une semaine du début des play-off. Face à Zurich en demi-finales, le centre numéro un de l'équipe de Suisse n'a réussi qu'un assist et d'aucuns de penser que le numéro 88 ne peut exploiter l'entier de ses moyens. «Je suis à 100%, sinon je ne serais pas là, explique Kevin Romy. J'ai estimé que j'étais suffisamment remis pour venir avec l'équipe de Suisse.»

Pourtant habitué à évoluer avec Brunner et Hollenstein en équipe nationale, le Genevois peine à créer une véritable alchimie avec ses deux compères de ligne: «Nous avons davantage de soucis en zone offensive, mais nous abattons un important travail défensif. Cela ne fonctionne certainement pas comme on l'aurait souhaité, mais le tournoi n'est pas terminé. Nous avons encore trois matches devant nous et peut-être même plus. Le niveau international est différent et les espaces plus restreints, voilà aussi deux raisons pour lesquelles il devient plus compliqué de se mettre en évidence.»

Reste que Glen Hanlon et ses assistants n'ont pas attendu trop longtemps pour effectuer des changements nécessaires dans leur alignement. «Nous devons marquer, souffle le coach national dans un rire crispé. J'espère que ces nouvelles combinaisons apporteront l'influx supplémentaire recherché. Huit buts en quatre matches, ce n'est pas suffisant. C'est pour cette raison que nous n'avons pas touché à la ligne Bodenmann-Ambühl-Bieber qui de notre avis est la ligne la plus dangereuse. Sur le power-play, nous voulons masquer la vue du gardien et pour cela il faut mettre des joueurs devant le but. Nous attendons de Julian Walker et de Reto Suri qu'ils amènent cette dose de hargne dans le slot. Parce qu'en face, l'un de leurs gardiens fait 1m96, donc il faut des grands pour lui voiler la vue.»

Pas de Niederreiter

En ce qui concerne les gardiens, Leonardo Genoni sera devant le filet face à la Suède et Reto Berra prendra sa place pour la partie contre le Canada. Eliminé cette nuit avec Minnesota en demi-finale de Conférence, Nino Niederreiter ne viendra pas renforcer l'équipe de Suisse. Normal, lorsque l'on sait que le Grison aurait dû sauter dans un avion pour éventuellement ne disputer qu'un match, contre la République tchèque mardi soir. (ats)

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