Affaire Kadhafi: Pour le DFF, Merz ne doit pas démissionner
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Affaire KadhafiPour le DFF, Merz ne doit pas démissionner

Bien que les deux Suisses soient toujours retenus en Libye, le Département fédéral des finances (DFF) a estimé mardi qu'une démission de M. Merz «n'est pas un thème», selon Roland Meier, porte-parole du DFF.

Hans-Rudolf Merz avait pourtant dit assumer la responsabilité de l'accord passé et de ses conséquences.

«Nous avons pris connaissance que les deux Suisses n'ont pas pu quitter la Libye», assure M. Meier. «Le DFF et le DFAE continuent bien sûr à tout mettre en oeuvre pour que les Suisses puissent rentrer le plus rapidement possible».

Cette absence des deux otages en Suisse, alors que la promesse libyenne n'a pas été tenue, pose la question de la démission du président de la Confédération. Mais au DFF, ce sujet «n'est pas un thème». M. Merz ne va pas démissioner, car selon le porte-parole, il faut continuer de travailler pour la libération des deux Suisses.

Lundi soir, le DFF s'est montré surpris que la Libye n'ait pas laissé partir les Suisses dans le délai qu'elle avait elle-même fixé. Dans une interview à la TSR, le vice-ministre libyen des affaires étrangères a précisé: «ils doivent peut-être revoir le procureur avant de pouvoir quitter le pays».

M. Merz présentera mercredi en collaboration avec le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) une proposition au Conseil fédéral concernant la suite de la procédure pour régler l'affaire.

Dans l'accord signé le 20 août par le président de la Confédération avec Tripoli, il était convenu de nommer un arbitre dans les dix jours suivant la signature. Ce que la Libye n'a pas encore fait: «C'est le problème. On ne sait pas s'ils vont faire ça plus tard», ajoute le porte-parole du DFF.

Le DFF et le DFAE attendent la réunion du Conseil fédéral pour en discuter.

(ats)

La juriste acceptée par Tripoli

Les Libyens ont accueilli favorablement la désignation par la Suisse de la juriste britannique Elizabeth Wilmshurst pour siéger dans le tribunal arbitral. C'est un élément positif en vue d'un dénouement de la crise, selon Hasni Abidi.

Le directeur du Centre d'étude et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen, basé à Genève, tient ses informations de «contacts officiels à Tripoli». Interrogé mardi par l'ATS, Hasni Abidi estime que la Libye pourrait nommer son représentant dans ce tribunal «dès demain, une fois passées les festivités du 40e anniversaire de la révolution».

Et de rappeler que lundi et mardi sont des jours fériés en Libye, justement en raison de ces festivités. Si l'on ne compte que les jours ouvrables à Tripoli depuis la signature de l'accord, le délai serait alors respecté.

Dimanche déjà, au moment de communiquer le nom de l'arbitre choisi par la Suisse, le Département fédéral des finances signalait qu'une petite incertitude demeurait sur la façon de calculer l'échéance du délai de 10 jours, selon que l'on tienne compte ou non des jours fériés. Sans en tenir compte, le délai de 10 jours depuis la signature de l'accord le 20 août arrivait à échéance ce dimanche.

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