Actualisé 02.10.2008 à 09:50

Ligue des champions

Pour le FCB impuissant, reste plus que le prestige de recevoir le Barça

Offrir une belle réplique au FC Barcelone le mercredi 22 octobre au Parc St-Jacques: tel est le seul objectif raisonnable que peut désormais poursuivre le FC Bâle en Ligue des Champions.

La défaite 2-0 concédée mercredi à Lisbonne face au Sporting assure pratiquement au FCB la dernière place du groupe.

Trop sage pour croire à un miracle, Christian Gross mesure pleinement l'impuissance de ses joueurs dans cette Ligue des Champions. «Nous manquons de tranchant à la finition. Nous manquons aussi d'une réelle inspiration sur les balles arrêtées» remarque l'entraîneur.

Le duel perdu de Huggel

Malgré l'ouverture du score rocambolesque, Christian Gross admettait que le Sporting méritait amplement la victoire. «Nous avons vraiment joué de malchance sur le 1-0. Mais quelques instant plus tôt, Costanzo avait été sauvé par son poteau, soulignait-il. Mon plus grand regret vient de l'occasion de Huggel à la 63e. Si Benjamin égalise à cet instant, je crois que nous aurions pu gagner le match. Mais le gardien a bien joué le coup sur cette action».

«Je ne suis pas malheureux. L'équipe a vraiment progressé par rapport au match de Donetsk, poursuivait Christian Gross. Nous avons vraiment livré une très belle première mi-temps. Mais l'entrée de Vukcevic a changé la donne. Les Portugais ont joué beaucoup plus vite».

Le 22 octobre, Christian Gross espère pouvoir compter sur tous ses atouts. Streller, auteur d'une bonne rentrée malgré son manque d'inspiration sur une action de rupture qui aurait pu, en première mi-temps, permettre à Chipperfield de marquer, sera plus affûté. Le constat vaut également pour Ergic qui n'avait plus joué depuis trois semaines avant d'entrer à l'heure de jeu. Restés à Bâle le premier pour soigner une blessure le second pour évacuer enfin le traumatisme du match contre le Luxembourg, Derdiyok et Stocker seront à nouveau aptes au combat. «Nous avons une dette envers notre public lors de ce match contre Barcelone, lance Christian Gross. Le stade sera plein. Nos fans veulent voir une partie magnifique».

Une politique trop frileuse

Seul un match réussi contre le FC Barcelone effacera le goût d'amertume que dégage cette deuxième campagne du FCB en Ligue des Champions. La présidente Gigi Oeri n'a pas donné à son entraîneur toutes les armes pour jouer un rôle vraiment intéressant dans ce groupe C. Pourquoi n'a-t-elle pas engagé le défenseur central qui manque cruellement à Christian Gross depuis le départ l'an dernier de Smiljanic aux Grasshoppers ? Avec le recul, la présidente a vraiment commis une belle bourde en affirmant que Christian Gross était, cette saison, à la tête du «plus fort FCB de tous les temps». Tenir un tel discours est faire injure aux joueurs qui avaient réussi un parcours extraordinaire lors de la saison 2002/2003.

La politique un brin frileuse de Gigi Oeri incitera très certainement Christian Gross à quitter Bâle à la fin de la saison, sa dixième au Parc St-Jacques. A la tête d'une équipe trop riche pour être inquiétée en Suisse mais trop pauvre pour pouvoir vraiment rivaliser en Ligue des Champions, l'entraîneur sera bientôt tenté par une nouvelle expérience à l'étranger. Il se doit d'effacer le traumatisme qu'il avait vécu en 1998 à Tottenham où il avait tenu moins d'une année.

(ats)

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