Actualisé 27.10.2008 à 20:27

Taxe sur les divertissements«Pour offrir davantage de spectacles aux Lausannois»

La droite et les milieux culturels lancent une initiative pour supprimer la taxe sur les divertissements.

de
Frédéric Nejad

Organisateurs de concerts et de spectacles, directeurs de clubs et de cinémas, tous semblent animés de la même volonté: faire disparaître la taxe lausannoise de 14% sur les divertissements. Elle touche les entrées et autres places payantes. «Une exception lausannoise qu'aucune autre grande ville suisse, comme Genève, Bâle, Zurich et Berne, ne connaît!»

Sous la houlette d'un comité de politiciens de droite, une initiative est lancée cette semaine. Il devra récolter un minimum de 8000 signatures en trois mois pour réclamer la suppression de cet «impôt qui rapporte de moins en moins à la Ville».

Patron du Loft Club, Olivier Freymond dénonce les tracasseries administratives liées à cette taxe. Il constate aussi la délocalisation des concerts sur Genève et Montreux. Vincent Sager, d'Opus One, déclare que ce n'est «plus concurrentiel d'organiser des spectacles à Lausanne, malgré d'excellents lieux comme la salle Métropole ou Beaulieu». Michael Drieberg, de Live Music Productions, enfonce le clou: «Faire venir Zingaro à Lausanne coûterait 700 000 fr. de taxes à l'organisateur!»

Municipale de la culture, Silvia Zamora penche pour une suppression. «Je suis minoritaire sur ce thème au sein de la Municipalité et j'attends le résultat d'une étude sur le sujet.» Le syndic Daniel Brélaz déclare que l'étude vient de commencer.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!