Déchets dangereux suisses: Pour que les pays pauvres ne soient pas une poubelle

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Déchets dangereux suissesPour que les pays pauvres ne soient pas une poubelle

Quelque 350 experts se sont réunis lundi à Genève dans le but de renforcer la Convention de Bâle.

Dans le cadre de son initiative lancée avec l'Indonésie en 2009, la Suisse poursuit ses efforts pour parvenir à une interdiction des transferts de déchets dangereux vers les pays pauvres.

«Beaucoup de pays en développement sont menacés par un tsunami de déchets électroniques avec de sérieuses conséquences pour l'environnement et la santé publique», a déclaré la secrétaire exécutive de la Convention, Katharina Kummer Peiry, citée dans un communiqué.

La réunion, prévue jusqu'à vendredi, doit faire le point des activités du partenariat pour l'action sur les équipements informatiques (PACE) avec des représentants de l'industrie et de la société civile.

Les progrès de l'initiative de la Suisse et de l'Indonésie, qui vise à rendre effective l'interdiction d'exporter des déchets dangereux vers des pays qui ne peuvent les retraiter, doivent être passés en revue, précise le communiqué.

Synergies

Le groupe de travail doit décider des arrangements à prendre pour mettre en oeuvre la décision prise à Bali, en Indonésie, le 24 février, de resserrer la coopération entre les secrétariats des Conventions de Bâle, Rotterdam et Stockholm, tous situés à Genève, et renforcer leurs synergies.

Enfin, un nouveau plan d'action est à l'étude pour la période 2011-2020, en vue de la dixième conférence des Etats parties à la Convention, prévue en octobre 2011 à Cartagène, en Colombie.

La Convention sur le contrôle des mouvements transfrontières des déchets dangereux ou Convention de Bâle, adoptée en 1989 et entrée en vigueur en 1992 a été ratifiée par 172 Etats. Elle oblige le pays qui exporte des déchets à demander l'accord du pays importateur. Le commerce des déchets est en constante augmentation.

(ats)

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