Présidentielle en France: Pour qui voteraient nos parlementaires?
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Présidentielle en FrancePour qui voteraient nos parlementaires?

«20 minutes» a effectué un sondage auprès de l'ensemble des parlementaires fédéraux romands sur leur favori à la course à l'Elysée. Découvrez qui est soutenu par qui!

par
Grégoire Corthay

A quelque 30 jours du 1er tour de l'élection présidentielle française (dimanche 22 avril), «20 minutes» a contacté les Conseillers nationaux et les Conseillers aux Etats francophones qui ont été élus l'automne passé par les Romands pour les représenter à Berne.

«20 minutes» leur a demandé pour quel candidat français ils voteraient, s'ils le pouvaient, au 1er tour. Les parlementaires romands ont aussi été questionnés sur leur favori au second (dimanche 6 mai), dans trois cas de figure qui apparaissent comme les plus probables: Nicolas Sarkozy face à François Hollande, Nicolas Sarkozy face à Marine Le Pen et enfin François Hollande face à Marine Le Pen.

Mélenchon séduit

Au final, sur 62 politiciens contactés, 49 se sont prêtés à l'exercice. François Hollande (PS) arrive en tête avec 26,5% des suffrages. Le socialiste devance le président sortant Nicolas Sarkozy (20,4%) et François Bayrou (14,3%) qui est soutenu notamment par Christophe Darbellay. Quatrième, Jean-Luc Mélenchon séduit 12,2% des parlementaires qui ont participé à ce sondage.

La candidate écologiste Eva Joly obtient, quant à elle, 8,2% des voix. Petite surprise, Ueli Leuenberger (Vert/GE) reconnaît que s'il devait voter, il serait quelque peu infidèle au candidat officiel du parti écologiste en France: «En tant que président des Verts suisses, je devrais en principe appeler à voter Eva Joly mais je militerais plutôt pour Jean-Luc Mélenchon au 1er tour. J'apprécie son programme, notamment en matière d'écologie».

Le Pen boit la tasse

Un des enseignements de ce sondage est aussi la cote de désamour de la présidente du FN auprès des politiciens fédéraux suisses. Marine Le Pen n'est en effet soutenue que par un seul parlementaire (à découvrir dans notre diaporama...). Elle n'obtiendrait ainsi que 2% des voix. Marine Le Pen réalise le même score que Nicolas Dupont-Aignan et Corinne Lepage, même si cette dernière n'est pas candidate faute d'avoir obtenu les 500 parrainages.

Au second tour, en cas de duel Hollande-Sarkozy, le socialiste est donné vainqueur avec 55% des voix. Si Marine Le Pen devait accéder à la «finale», elle serait battue à plus de 90% que ce soit contre Sarkozy ou Hollande.

«Je suis très contente de ne pas être Française»

Parmi les élus fédéraux qui ont participé, certains ont expliqué pas vouloir (ou pouvoir) faire de choix parmi les prétendants. Isabelle Moret (PLR/VD) nous a répondu: «Je suis très contente de ne pas être Française. Aucun candidat ne correspond à mes convictions». Et Oskar Freysinger (UDC/VS) de renchérir: «Aucun d'entre eux, ils sont tous pitoyables!». Certains évoquent d'autres raisons pour ne pas exprimer publiquement leur sentiment. «Le vote est secret. Pour ce motif, je ne saurais répondre à votre sondage», souligne le Fribourgeois Dominique de Buman (PDC).

Jean-François Rime ne souhaite pas non plus «jouer le jeu»: «Je ne réponds pas à des questions de politique étrangère». Et son collègue de parti, Guy Parmelin de se dédouaner: «J'avoue ne pas suivre la campagne électorale française comme les fois précédentes. J'éviterai donc de me prononcer sur des programmes politiques que je ne connais que partiellement et ne souhaite donc pas participer à l'exercice que vous nous proposez».

Enfin, Christian Levrat ne roulera pas officiellement pour son camarade socialiste François Hollande. «Je refuse de répondre à ce type de sondage, quel que soit le média qui me sollicite», nous indique-t-il.

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