Valais - Trois jours pour vaincre la peur du vide en montagne

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ValaisPour retrouver le bonheur de randonner en montagne

Un module de trois jours pour vaincre ses peurs en montagne: l’idée lancée en 2019 par deux amoureux des sorties en altitude vise à redonner plaisir et confiance. Et ça marche!

par
Fabrice Zwahlen

Samedi dernier, les participants sont partis de la Cabane Brunet, destination la passerelle de Corbassière.

20 minutes

«Désormais, j’arrive à gérer mon vertige et emprunter des passerelles n’est plus insurmontable»: à l’instar de Séverine, une habitante de Montana, ils sont une cinquantaine depuis 2019 à avoir participé à l’atelier pratique mis sur pied par Stéphane Genet (accompagnateur en montagne) et Aude Charles (psychologue) pour vaincre certains de leurs blocages.

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Le passage de la passerelle de Corbassière au-dessus du glacier du même nom: un excellent test pour se prouver que l’on a vaincu certaines appréhensions à se retrouver en haute montagne.

Le passage de la passerelle de Corbassière au-dessus du glacier du même nom: un excellent test pour se prouver que l’on a vaincu certaines appréhensions à se retrouver en haute montagne.

20 minutes/Vanessa Lam
Le passage de la passerelle de Corbassière: un obstacle long de 190 mètres qui n’en est plus uns pour les marcheurs ayant vaincu leurs peurs.

Le passage de la passerelle de Corbassière: un obstacle long de 190 mètres qui n’en est plus uns pour les marcheurs ayant vaincu leurs peurs.

20 minutes/Vanessa Lam
À 2365 mètres d’altitude, les randonneurs ont dû gérer leurs craintes et aussi une température plutôt basse.

À 2365 mètres d’altitude, les randonneurs ont dû gérer leurs craintes et aussi une température plutôt basse.

20 minutes/Vanessa Lam

La formation se passe sur trois jours répartis durant l’été. Par groupes de 5-7, les participants (ré)apprennent à avoir le pied sûr en montagne, puis à dompter leur peur du vide. Enfin, une rando d’application permet d’évaluer les progrès réalisés. «En réalité, la plus grande forme de courage, c’est de sauter le pas de l’inscription», estime l’habitant de La Forclaz (VD).

Vaincre le stress, gérer ses émotions

«Certaines personnes s’empêchent de partir en montagne en famille ou avec leurs amis, parce qu’elles ont l’impression d’être des boulets», avoue Aude Charles. «Notre rôle est de leur montrer qu’elles doivent faire fi de ces jugements de valeur.»

Les participants ont pu se promener dans un décor de carte postale samedi matin.

Les participants ont pu se promener dans un décor de carte postale samedi matin.

20 minutes/Vanessa Lam

Les méthodes proposées se veulent aussi techniques - où poser son pied, comment lire une carte - que psychiques. «On travaille sur des notions de plaisir, sur le stress, la respiration et sur les pensées», poursuit la citoyenne de Ravoire. «Attention, on ne fait pas les exercices à la place des participants», précisent les deux organisateurs. «Et si au pire, quelqu’un connaît une difficulté, j’ai toujours une corde avec moi», rassure Stéphane Genet.

Une telle formation existe également en Anniviers (VS). Elle est organisée par l’accompagnatrice en montagne Pascale Haegler et se déroule sous la forme d’un bloc de trois jours.

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