Actualisé 11.09.2008 à 18:56

InterviewPour Ueli Stielike, Xamax c'est le passé

Irréguliers depuis juillet , Xamax et Sion se retrouvent, samedi (17 h 45), à l'occasion du 1er derby romand de la saison.

Joueur emblématique de l'équipe neuchâteloise entre 1985 et 1988, Ueli Stielike, actuel coach du FC Sion, fera son retour à Neuchâtel.

– Ueli, prêt à vivre le match de vos retrouvailles?

–Pour moi, Xamax c'était Gilbert Facchinetti (n.d.l.r.: l'ex-président du club) et l'ancien stade de la Maladière. Aujourd'hui, tout a changé. Désormais, je suis à 100% concentré sur mon travail d'entraîneur à Sion. Mes passages à Neuchâtel et à la tête de l'équipe de Suisse demeurent des références pour moi.

– Pour l'instant, Sion alterne les haut et surtout les bas.

– Mon groupe demeure en proie au doute et retombe irrémédiablement dans ses travers (n.d.l.r.: expulsions, lenteur en attaque, mauvais replacements défensifs). Par contre, dans un bon jour, on est capable de battre Bâle. A mes yeux, une équipe a besoin de deux à trois ans pour obtenir des résultats. Même à l'époque, à Xamax, nous n'avions pas été champions lors de ma première saison.

– Lors de votre dernier match à Lucerne, Goran Obradovic a fêté son retour en marquant un but.

– Nous avons besoin de son expérience. Il nous amène de la créativité, de la technique et une certaine tranquillité lorsqu'il a le ballon.

– La clé de ce derby?

– La défense. Neuchâtel bénéficiera de deux avantages: le fait de jouer sur un terrain synthétique et d'avoir pu préparer ce match durant quinze jours avec l'ensemble de son contingent. A nous de faire preuve d'agressivité tout en gardant la tête froide.

David Cherix, Martigny

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