JO 2014 - Freestyle: Pour une fois, la Suisse n'a pas aimé la nouveauté
Actualisé

JO 2014 - FreestylePour une fois, la Suisse n'a pas aimé la nouveauté

Aucun Helvète n'a disputé la finale de la première épreuve olympique de half-pipe, mardi. L'Américain David Wise s'est paré d'or.

par
J.-Ph. Pressl-Wenger
Rosa Khutor

Pour une fois, l'apparition d'une nouvelle discipline aux Jeux d'hiver n'a pas rimé avec un titre helvétique. On se souvient de l'or décroché par Gian Simmen en snowboard half-pipe en 1998 à Nagano. Plus près de nous (2010), le Bernois Mike Schmid avait imposé sa puissance sur le parcours de skicross aux Jeux de Vancouver. Mardi, Yannic Lerjen (14e), Nils Lauper (16e) et Joel Gisler (18e) n'ont pas réussi à se hisser en finale.

Il faut savoir que, contrairement au snowboard et au skicross en leurs temps, les compétitions de ski half-pipe existent depuis plus de dix ans. Mais, comme elles sont peu relayées par les médias, la discipline passe pour une nouveauté aux yeux du grand public. L'explication de la discrétion helvétique lors de cette première est à chercher dans le manque d'infrastructures dans nos stations. «Nous ne disposons que d'un pipe à Davos et d'un autre à Laax, explique Christoph Perreten, chef du freeski chez Swiss-Ski. Par rapport à l'Amérique du Nord ou à la France, qui accueillent régulièrement des compétitions comme les X-Games ou les Euro X-Games, c'est trop peu.» La station valaisanne de Crans-Montana, soucieuse de rajeunir son image, a monté un projet de pipe.

Autre souci: l'arrivée du slopestyle a prétérité le half-pipe. «Un jeune progressera plus vite dans des éléments de slopestyle, poursuit Christoph Perreten. Du coup, on peine à les garder.»

«De grandes chances d'être devant»

Patrizia Kummer fait figure de favorite ultime pour les épreuves alpines: la Valaisanne a remporté les trois derniers classements généraux de la Coupe du monde. Elle reste néanmoins réaliste. «Je n’ai pas l’impression d’être imbattable. Comme à chaque course, je devrai lutter, a rappelé la rideuse de la vallée de Conches. Si j’arrive à montrer ce que je sais faire, il y a de bonnes chances que je sois devant. Mais on ne sait jamais, une erreur est tellement vite arrivée...» Aujourd’hui, le tracé proposé devrait lui convenir. Un départ raide précède une partie plus plate avant un dernier mur qui plonge dans l’aire d’arrivée. «C’est une piste qui me plaît, c’est sûr!» De quoi raisonnablement imaginer une médaille de plus pour la Suisse.

Ton opinion