Actualisé 09.05.2007 à 21:54

Pourquoi le canton ne lance pas de plan anti-ozone

VAUD – Le mois d'avril a été le plus chargé en ozone depuis les cinq dernières années.

Même en avril 2003, année de la canicule, les dépassements étaient nettement moins importants que ceux enregistrés ce mois d'avril. A l'instar de Nyon, où les valeurs limites ont été dépassées à 102 reprises contre 6 l'an passé, selon Sylvain Rodriguez, responsable de la protection de l'air du canton. Pourtant, lorsque la valeur limite fixée à 120 µg/m³ est atteinte, aucune mesure n'est prévue. Ce n'est qu'au stade des 180 µg/m³ que des recommandations sanitaires sont faites.

Pourquoi la pollution à l'ozone n'a-t-elle pas nécessité un plan spécial au même titre que les particules fines l'hiver dernier? Ce n'est pas comparable, résume le conseiller d'Etat François Marthaler, chargé notamment des Transports. «Cela ne servirait à rien d'annoncer un plan de mesures qui créerait de l'émotion, alors que l'on n'a jamais atteint sur deux ou trois jours des seuils élevés comme pour les particules fines.» Il croit plus à des solutions à long terme. Et puis «l'ozone n'est pas une substance cancérigène comme le sont les particules fines».

Le smog estival précoce préfigure-t-il un été difficile? Impossible à dire, selon Sylvain Rodriguez. L'information sera en tout cas accessible en ligne d'heure en heure dès le mois de juin. Quatre stations, dont une mobile installée à Nyon, mesureront la qualité de l'air dans le canton. Dès cet automne, une nouvelle station sera installée à Crissier/Bussigny.

Sophie Roselli

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