Coronavirus en Suisse: Pourquoi les chiffres sont si bas, et ce qu’ils ne disent pas
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Coronavirus en SuissePourquoi les chiffres sont si bas, et ce qu’ils ne disent pas

L’OFSP a rapporté lundi 10’087 nouveaux cas de Covid-19 depuis jeudi dernier. Ces chiffres relativement bas s’expliquent par les vacances de Noël. Alain Berset se veut prudent.

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Daniel Waldmeier/pac
Le ministre de la Santé a avoué qu’il était compliqué de dresser un état des lieux de la situation sanitaire après les Fêtes (photo d’archive).

Le ministre de la Santé a avoué qu’il était compliqué de dresser un état des lieux de la situation sanitaire après les Fêtes (photo d’archive).

KEYSTONE

Lundi, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé avoir recensé 10’087 nouveaux cas de coronavirus depuis jeudi, soit nettement moins que la semaine précédente pour la même période (14’480). Cependant, ces chiffres sont fortement influencés par la période de Noël, avec les vacances et les jours fériés. Les cabinets médicaux étaient fermés le 25, et certains déjà le 24 décembre. De fait, beaucoup moins de tests ont été réalisés. Il s’agit donc de prendre ce chiffre avec des pincettes.

Ainsi, l’OFSP n’a comptabilisé que 1729 nouveaux cas le jour de Noël, sur 12’869 tests réalisés. Le vendredi de la semaine précédente, 4380 personnes avaient été diagnostiquées positives, sur plus de 45’000 contrôles. Comme les week-ends, les jours fériés ne peuvent ainsi pas être considérés comme révélateurs du développement de la pandémie, dans le sens où beaucoup moins de tests sont réalisés. De plus, des retards dans la transmission des informations sont enregistrés à ces moments-là.

C’est en tout cas ce qu’a confirmé Alain Berset lundi à Bâle, en avouant qu’il était compliqué de dresser un état des lieux de la situation sanitaire après les Fêtes. «Il y a des retards dans les rapports et nous avons beaucoup moins de tests qu’auparavant. Nous aurons besoin de quelques jours pour voir l’effet des mesures qui ont été prises ces derniers temps», a expliqué le chef du Département fédéral de l’intérieur.

Réunion mercredi

En raison de la période d’incubation, de la baisse passagère des tests réalisés et des retards administratifs, ce n’est que dans une dizaine de jours qu’il sera possible de tirer un bilan sur l’efficacité des mesures. Et encore, les prochains chiffres seront influencés par les fêtes de famille, puis par les rassemblements du Nouvel-An.

Alain Berset a toutefois souligné que le taux de positivité (le rapport entre le nombre de résultats positifs et le nombre de tests effectués) était stable. Sur ces quatre derniers jours, il s’élève à 12,21%. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lorsque ce taux dépasse le seuil de 5%, cela signifie que la pandémie est en train d’échapper à tout contrôle. S’il est en-dessous, on peut considérer que la majorité des cas sont détectés et que le nombre d’infections non signalées est plutôt faible.

Il y a donc encore des efforts à faire. Selon les derniers calculs de l’EPFZ, le 28 décembre, le taux de reproduction du virus (Re), qui a un délai d'une dizaine de jours, était de 0,86 à l’échelon national, signifiant un déclin de la pandémie en Suisse. Le Conseil fédéral prévoit de faire le point mercredi et décidera s’il est nécessaire de resserrer encore plus la vis au début du mois de janvier.

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672 commentaires
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Panou

29.12.2020, 23:18

Nous sommes la risée de l Europe merci le conseil fédéral ! Verbier rien ne serait arrivé si vous auriez pris les dispositions nécessaires mais quand ont est incapable on démissionne !

Guirlande

29.12.2020, 22:09

J'ai entendu aux nouvelles le médecin cantonal fribourgeois (TV) et Mme Ruiz (radio) se réjouir de commencer la vaccination. Pour eux c'est une excellente nouvelle de vacciner les personnes âgées. Même si c'est sur base volontaire, comment voulez-vous qu'une personne de 80 ou 90 ans comprennent le produit de Pfizer, ces personnes font confiance, on leur dit c'est un bon vaccin et elles acceptent. Ces réjouissances sont complètement faussées faute d'arguments et d'informations.

Dit l OFSP

29.12.2020, 21:15

"En raison de l’augmentation rapide du nombre de cas, les services cantonaux sont surchargés. Les chiffres relatifs au traçage des contacts ne sont donc pas complets."