Chinois et Anglophones perturbés – Pourquoi l’OMS a sauté Nu, caché Xi et a choisi Omicron
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Chinois et Anglophones perturbésPourquoi l’OMS a sauté Nu, caché Xi et a choisi Omicron

L’OMS a choisi de nommer les variants avec les lettres de l’alphabet grec. Or l’ordre n’a pas été respecté et deux lettres ont sauté.

par
Yannick Weber

Alpha (ex-variant britannique disparu), Bêta (premier découvert en Afrique du Sud) et Gamma (au Brésil), ne font plus l’actu. Delta, bien connu, nous occupe toujours. Depuis, il y a eu Lambda et Mu, qui ont inquiété des scientifiques, mais on n’en entend plus parler. Vendredi, avant que l’OMS ne classifie le tout dernier venu qui a mis la planète en émoi, les internautes (et certains médias) avaient déjà pris les devants et appelé le nouveau variant Nu, suivant dans l’alphabet grec.

Or en soirée, l’OMS a sorti sa prise de position et a baptisé le variant Omicron. Stupeur: non seulement Nu a été snobé, mais la lettre suivante Xi aussi. L’OMS a fourni des explications officielles qui ont confirmé ce qu’avaient pensé les internautes.

New ou Nu? Xi… Jinping?

Nu a été abandonné, non pas pour éviter que les francophones aient la possibilité de faire des jeux de mots du type «le monde est à poil face au variant Nu», mais plutôt pour ne pas trop perturber les anglophones. Nu, prononcé en anglais, ressemble fortement à «new» (nouveau). Que se serait-il passé alors à l’apparition du prochain nouveau variant? Comment être sûr qu’on parle du «new variant» qui ne s’appelle pas Nu et non du «Nu variant» qui lui s’appelle Nu?

Lettre suivante dans l’ordre de l’alphabet grec: Xi. Là, peu de doutes. Il va sans dire que le président d’un certain pays très puissant n’aurait pas trop aimé que son patronyme soit associé ad vitam aeternam à un nouveau variant. L’OMS, en choisissant de baptiser les variants, l’avait fait dans le but d’éviter la stigmatisation qui naîtrait de l’association d’un variant avec sa simple origine géographique. Xi, Chine, le lien était trop clair.

Pi et Rho sont les suivants

Omicron, tel est donc le nouveau nom. À une lettre près, par contre, il aurait pu devenir problématique. Heureusement que le président français ne s’appelle pas Emmanuel Micron et que la lettre grecque ne soit pas appelée Omacron non plus.

Pour les prochains variants s’il y en a qui retiennent l’attention de l’OMS, on devrait trouver «Pi» qui, à moins d’une extrême sensibilité d’un éventuel lobby de mathématiciens, pourrait passer. Quant au nom du suivant, «rhô», il ne devrait pas non plus trop faire râler.

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