Actualisé 19.02.2012 à 12:34

SyriePoursuite des violences meurtrières

Les forces de l'ordre syriennes continuent à pilonner la ville de Homs, tandis qu'un procureur et un juge ont été tués dans la province d'Idlib.

Les funérailles de plusieurs manifestants tués par les forces de l'ordre avaient rassemblé des milliers de personnes samedi à Damas. L'armée avait fait feu sur la foule.

Les funérailles de plusieurs manifestants tués par les forces de l'ordre avaient rassemblé des milliers de personnes samedi à Damas. L'armée avait fait feu sur la foule.

L'armée syrienne a continué de bombarder dimanche la ville de Homs (centre), tandis qu'une femme a été tuée dans des raids à Soukhna (est), selon des opposants. Dans le nord-ouest du pays, l'agence de presse officielle SANA a annoncé l'assassinat d'un procureur et d'un juge.

A Homs, bastion de l'insurrection contre le régime du président Bachar el-Assad, le quartier rebelle de Baba Amr est soumis aux frappes de l'armée depuis le 4 février.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres, a affirmé que les troupes avaient attaqué la ville de Soukhna à la recherche de fugitifs de l'opposition et qu'une femme avait été tuée par balle pendant ces opérations.

Assassinat d'un procureur et d'un juge

Par ailleurs, des hommes ont ouvert le feu sur la voiture dans laquelle circulaient le procureur général de la province d'Idlib, Nidal Ghazal, et le juge Mohammed Ziadeh, tuant les deux hommes et leur conducteur, selon SANA.

La rébellion contrôle partiellement la province d'Idlib, frontalière de la Turquie, dans l'une des régions les plus durement frappées par la répression, qui a fait plus de 5400 morts depuis le début du mouvement de contestation à la mi-mars 2011, selon les Nations unies. Le gouvernement syrien accuse des «terroristes» d'être le bras armé d'une conspiration de l'étranger destinée à déstabiliser le pays.

Selon SANA, l'assassinat du procureur et du juge est survenu au lendemain de celui, non loin de là, d'un membre du conseil municipal d'Alep, Jamal el-Bich. La ville d'Alep, située dans le nord, est la plus grande du pays. Le président Assad y jouit d'un large soutien et elle est relativement calme depuis le début de la crise.

Le soulèvement, pour l'essentiel marqué à ses débuts par des manifestations pacifiques, est en train de virer à l'insurrection armée contre le régime alaouite dans de nombreuses régions. Les affrontements de plus en plus fréquents entre armée et déserteurs font craindre que ce pays de 22 millions d'habitants ne bascule dans la guerre civile.

L'Egypte rappelle son ambassadeur

Après la Tunisie et plusieurs autres pays, l'Egypte a annoncé dimanche qu'elle retirait son ambassadeur de Syrie. Selon l'agence de presse publique MENA, le ministre des Affaires étrangères, Mohammed Amr, en a pris la décision le jour même durant un entretien avec l'intéressé, Choukri Ismael, qui demeurera au Caire jusqu'à nouvel ordre. Aucune raison n'a été spécifiée. (ap)

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