23.10.2020 à 07:32

Couac médicalPourtant déclarée négative, elle s’avère positive au Covid-19

Vendredi dernier, une patiente de la région lausannoise a effectué un test de dépistage au résultat négatif. Trois jours plus tard, on lui apprend qu’une erreur a été commise. Elle porte bel et bien le virus.

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Lauren von Beust
«La transcription du résultat étant manuelle, une erreur peut survenir à ce moment-là. Il peut aussi s’agir d’un problème technique survenu au moment du prélèvement», explique Frank Bally, médecin-chef au service des maladies infectieuses à l’Hôpital du Valais. 

«La transcription du résultat étant manuelle, une erreur peut survenir à ce moment-là. Il peut aussi s’agir d’un problème technique survenu au moment du prélèvement», explique Frank Bally, médecin-chef au service des maladies infectieuses à l’Hôpital du Valais.

AFP

Vendredi dernier, une Vaudoise a effectué un test de dépistage à Unisanté Flon à Lausanne. Dans la soirée, on l’a informée qu’elle était négative. Mais lundi, le service du médecin cantonal a pris contact avec elle. «On m’a dit que j’étais positive au Covid-19 et qu’il y avait eu une erreur… Après trois jours, je suis un peu choquée que l’on m’annonce cela comme ça! Comment peut-on se tromper à ce point ?», lance la patiente, qui n’a toujours aucun symptôme du nouveau coronavirus. Actuellement en quarantaine, la jeune femme poursuit : «Imaginez si j’avais rencontré du monde pendant le week-end!» Ainsi dans l’ignorance, la patiente aurait en effet pu contaminer ses proches comme d’autres personnes de son entourage.

D’où vient l’erreur ?

À «20 minutes», le laboratoire du CHUV indique «qu’il n’a pas connaissance de ce cas, tout comme l’Office du médecin cantonal.» L’établissement assure aussi «qu’il n’y a pas eu d’erreur de laboratoire documentée concernant le SARS-CoV-2 depuis que le test RT-PCR est en place.»

Frank Bally, médecin-chef au service des maladies infectieuses à l’Hôpital du Valais, émet quelques hypothèses: «Je ne peux pas spéculer sur un cas que je ne connais pas, mais effectivement, cela ne devrait pas arriver. La transcription du résultat étant manuelle, une erreur peut survenir à ce moment-là. Il peut s’agir aussi d’un problème technique survenu au moment du prélèvement.»

À l’Institut central des hôpitaux basé à Sion notamment, le numéro de téléphone du patient constitue la principale source d’erreur : «Il arrive que celui-ci soit erroné et que le résultat du dépistage parte vers un mauvais patient. Ou alors que deux personnes se partagent un même numéro. La vérification prend du temps», détaille Frank Bally.

Environ 4% de faux négatifs

S’il est difficile de savoir à quelle étape le couac est survenu, l’Hopital du Valais peut conserver les échantillons prélevés pendant quelques jours : «Une analyse doit être refaite s’il y a un doute sur l’identité et la qualité de l’échantillon utilisé, informe le spécialiste valaisan. Quant au prélèvement, celui-ci doit être répété si un doute existe sur l’identité ou la qualité de l’échantillon original.»

Dans tous les cas, aucun test de dépistage n’assure une fiabilité parfaite. «Parmi les tests PCR, on estime à environ 4% le taux de faux négatifs. Ceux-ci sont généralement dus à un prélèvement de qualité insuffisante», conclut Gilbert Greub.

Les négatifs à la poubelle

«Jusqu’à récemment, tous les échantillons étaient gardés pour qu’on puisse les réanalyser si nécessaire. Aujourd’hui, nous ne gardons que les échantillons positifs, les négatifs étant jetés après quelques jours», déclare Gilbert Greub. Et le service de communication du CHUV complète : «Un deuxième test est effectué si on n‘obtient aucun résultat, par exemple lors une panne de machine, ou si les contrôles positifs ou négatifs sont invalides. Mais cela se fait toujours avant d’avoir rendu un résultat au patient.» Et retester est «exceptionnel au CHUV» confie le spécialiste vaudois.

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367 commentaires
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Aude L

24.10.2020 à 10:18

C’est faux de dire qu’il n’y jamais eu d’autres erreurs! J’ai eu exactement le même scénario il y a 6 semaines! On m’as aussi appelé deux jours plus tard pour me dire qu’ils s étaient trompé !

La vérité

24.10.2020 à 06:18

J'encoure toute personne à regarder l'interview de la Dresse Astrid Stuckelberger par Ema Krusi (et non, ce n'est pas complotiste, ce sont des faits étayés et toutes les références et études sérieuses sont disponibles) !

Mouche toi

23.10.2020 à 11:25

J ai vu une mouche éternuer et j ai si peur qu elle ai covid !