Syrie: Poutine lance le début du retrait des forces russes
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SyriePoutine lance le début du retrait des forces russes

Le président russe a ordonné lundi le retrait de la majeure partie du contingent militaire russe en Syrie, lors d'une visite surprise sur une base.

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Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Keystone
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

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Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

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Le président russe a ordonné lundi, lors d'une visite surprise en Syrie, le retrait d'une «partie significative» des forces russes dans ce pays. Cette décision survient quelques jours après l'annonce par Moscou de la «libération totale» de l'emprise du groupe Etat islamique (EI).

Au cours d'une visite sur la base aérienne russe de Hmeimim, à l'ouest de la Syrie, il a précisé que ces installations, où sont concentrés les effectifs militaires russes, resteraient opérationnelles. Tout comme la base navale de Tartous.

«En près de deux ans, les forces armées russes, en collaboration avec l'armée syrienne, ont détruit en grande partie les terroristes internationaux. Par conséquent, j'ai pris la décision de faire rentrer en Russie une partie significative du contingent militaire russe se trouvant en Syrie», a déclaré M. Poutine, selon des propos retransmis par la télévision russe.

M. Poutine n'a pas révélé combien de soldats russes demeureraient sur place. Il a été accueilli à Hmeimim par le président syrien Bachar el-Assad, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, et le chef des forces russes en Syrie, le général Sergueï Sourovikine.

«La Syrie a été préservée en tant qu'Etat souverain et indépendant», a encore déclaré M. Poutine, remerciant les soldats pour leur travail. «Les conditions sont réunies pour un règlement politique (du conflit) sous l'égide de l'ONU», a assuré M. Poutine. «Si les terroristes relèvent de nouveau la tête, alors nous les frapperons avec une force jamais vue», a-t-il averti.

«Arme efficace»

M. Assad a de son côté remercié son homologue russe, évoquant «la participation efficace (des Russes) dans la guerre contre le terrorisme», selon une déclaration diffusée par les médias officiels.

Vingt-trois avions et deux hélicoptères russes devraient quitter la Syrie, suivis par des unités de la police militaire, des démineurs et des médecins de l'hôpital de campagne, a dit le général Sourovikine. Il a estimé en outre que les forces russes avaient éliminé plus de 32'000 combattants ennemis en Syrie.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les frappes aériennes russes du 30 septembre 2015 au 11 novembre 2017 ont fait 6328 morts parmi les civils, dont 1537 enfants. Elles ont également tué 4732 djihadistes de l'EI, 4098 rebelles et autres djihadistes, selon la même source. «Les avions militaires ont été l'arme la plus efficace des Russes», a estimé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Les Etats-Unis ont réagi avec scepticisme à l'annonce. «Les déclarations de la Russie sur le retrait de ses troupes ne correspondent souvent pas à de réelles réductions des effectifs militaires et n'affectent pas les priorités des Etats-Unis en Syrie», a déclaré le commandant Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du ministère américain de la Défense.

«La coalition internationale continuera à opérer en Syrie et à apporter son soutien aux forces locales sur le terrain», a-t-il ajouté.

Rencontre au Caire

Après sa visite en Syrie, M. Poutine s'est rendu au Caire pour rencontrer le dirigeant égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. Les deux chefs d'Etat se sont mis d'accord «pour renforcer la coordination, afin de travailler ensemble en faveur d'un règlement politique du conflit syrien sur le long terme», a indiqué M. Poutine lors d'une conférence de presse commune.

Déclenchée le 30 septembre 2015, l'intervention militaire russe en Syrie a changé la donne. Elle a permis notamment aux forces gouvernementales de ravir au groupe EI la cité antique de Palmyre et de chasser les rebelles de leur bastion d'Alep. De 4000 à 5000 militaires russes ont été déployés en Syrie pendant ces deux années. Officiellement, une quarantaine d'entre eux ont péri depuis le début de cette intervention.

Sommet à Sotchi

M. Poutine s'est ensuite entretenu avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, dernière étape d'un marathon régional. Ils ont notamment discuté des efforts destinés à trouver un règlement mettant fin au conflit en Syrie.

Lors d'une conférence de presse conjointe, M. Erdogan a affirmé que la prochaine étape pour résoudre le conflit syrien serait un nouveau sommet à Sotchi «le plus tôt possible», sans donner plus de détails.

Négociations à Astana

Alors que le 8ème cycle de pourparlers inter-syriens se poursuit à Genève jusqu'au 14 décembre, de nouvelles négociations de paix sont également prévues à partir du 21 décembre à Astana, au Kazakhstan, a annoncé lundi la diplomatie kazakhe. Le processus de paix d'Astana se concentre sur les questions militaires et techniques. Celui de Genève est davantage politique. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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